Jeux de mains, jeux de vilains
Par Margaux, jeudi 19 novembre 2009 à 22:25 : Esprit Val de Loire
Ma main à couper ! Quand j'ai regagné Le Mans, hier soir, avec mes andouillettes et mon rosé des Riceys sous le bras, j'ai dû éviter les bolides surexcités qui ont croisé mon chemin, agitant des drapeaux algériens. Quatre ou cinq cars de CRS étaient garés dans un coin. Tout ça pour un match qui, pourtant, avait bien tourné.
Ce soir, au 20 heures, loin devant le procès d'AZF, pratiquement dix minutes ont été consacrées d'emblée à cette main qui a qualifié la France pour la Coupe du monde de football. Je ne sais pas vous, mais moi ça m'saoule, ces liesses sportives qui virent à la casse en ville, ces polémiques footbalistiques qui tournent à l'affaire d'Etat. Ça fait un petit moment que même les ballons ne tournent plus rond.
A la limite, dans ce genre de discipline, il n'y a guère que la troisième mi-temps qui m'intéresse vraiment. Le sport, c'est censé rassembler, pas diviser, après tout ! Alors, au lieu de tricher, de polémiquer, servons-nous un petit ballon ou lieu de taper dedans… et sans souffler dedans pour autant !
J'avoue que je ne l'ai pas encore goûté, mais c'est l'heure du touraine primeur. Le gamay est à l'honneur : les durées de vinification ont été réduites au maximum (4 jours contre une dizaine normalement) afin d’extraire tous les fruits et arômes pour un vin souple et friand, caractéristique des primeurs. Après cette macération dite « carbonique », il est mis en bouteille et dégusté dès aujourd'hui. Cette année, on annonce des arômes de cerises et de framboises. Il vous reste tout le week-end pour nous le confirmer, en le célébrant à Blois, à Amboise, à Tours, à Montrichard… Et pas de faute d'arbitrage, s'il vous plaît. On ne rigole pas avec le gamay.


Ça fait un bail que je ne vous ai pas fait partager une histoire de train. J’en ai une bien bonne à vous raconter. Ce matin, avec Pierre-O, on décide de prendre le Corail pour aller à notre réunion, à Orléans. De toute façon, je n’ai plus de voiture. Lui en a une, mais bon, on est écolos ou on l’est pas. D'une nature anxieuse, on prévoit large : arrivée à 12 h 20 pour un comité de pilotage 14 heures, « ça le fait ». Comme ça, on déjeune sur place, tranquilles.
Vous avez sûrement entendu parler de Guy des Cars ? Dans ma mémoire, c'est un auteur prolifique dont ma grand-tante possédait tous les romans aux titres laconiques : La Brute, L'Envoûteuse, La Maudite… Ses détracteurs le surnommèrent malicieusement Guy des Gares, en référence a ses romans de gare un peu faciles… C'est aussi le père de Jean des Cars, qui vient de signer un ouvrage paru il y a trois jours : La véritable histoire des châteaux de la Loire (
« La simplicité est la sophistication suprême », écrivait Léonard de Vinci. Pour la première fois, les derniers dessins originaux du maître reviennent au Château du
Hier soir, j'ai papoté un peu avec Orsenna, puis j'ai fait la java. C'était super sympa et, comme toujours en Touraine, dans un cadre fabuleux : celui du 


