XNoir

Veni, vedi, Festivini !

Avec la toute 1ère édition de Festivini, le traditionnel Marché du vin de Saumur prend de l’ampleur en allongeant le temps des festivités à dix jours. Ça commence aujourd'hui, avec le départ de « Vignes, vins & randos » à Varrains, à 15 h. Le marché, qui démarre à 16 h, durera désormais deux jours et accueillera plus de 60 vignerons. Dimanche, il s’achèvera par un concert « Saumur brut » de Thomas Dutronc, moment fort co-organisé par Ackerman. Mais complet, malheureusement ! Car en concert, le fils de son père vaut vraiment le détour.
Le dîner-découverte des vignerons – « 12 plats, 12 vins » – se déroulera à l’abbaye royale de Fontevraud vendredi prochain. Le festival s’achèvera le 12 septembre avec une balade de vieilles voitures dans le vignoble et les fameuses Foulées du saumur-champigny, où sont inscrits cette année plus de 2 500 concurrents. L’occasion de faire un saut au caveau d’Ackerman pour faire le plein de crémant bio : pour 12 bouteilles achetées, on vous offre six flûtes Prestige.

Basic needs

Rien trouvé chez Fortnum & Mason, mais bonne pioche chez Marks & Spencer. J'ai cherché… et je l'ai débusquée, LA bouteille de chez Ackerman. Un vouvray mis en bouteille à Chacé, oui, madame, dans le plus gros Marks & Spencer de Londres. Dingue !
Cette quête du Graal réalisée, nous avons pu entièrement nous consacrer à l'exploration du East End, un quartier trendy où foisonnent les boutiques vintage, bobos, les marchés de fripes et les hangars envahis par les étals de créateurs branchés. Sur la très animée Brick Lane, nous avons mangé coréen dans une ancienne brasserie en brique - Truman Food Hall brewery -, remplie d'échoppes alimentaires cosmopolites : japonaises, marocaines, indiennes, jamaïcaines, thaï… Un vrai délice pour pas cher. Il faut juste trouver une table pour poser sa barquette. Dans la rue, les Anglais dansent le swing pendant que d'autres font du rock avec des instruments improbables. Aussi improbables que la juxtaposition de ces trois livres, chez un bouquiniste de Hyde Park Lane.

Panique chez les crustacés

"Un mois pour prendre du poids". C'est le titre d'un post de mon collègue Frédéric Nouet, fils de vigneron du muscadet. Pour ma part, je suis comme les grains de raisin qu'il aime à voir s'arrondir. Dieu merci, ma "rafle" ne disparaît pas encore sous la graisse estivale que j'accumule, telle une marmotte à l'approche de l'automne, avec force chocolats liégeois et crèmes de chez Beillevaire. Que voulez-vous ? Où que j'aille, à Nantes, à Tours, à La Bernerie…, il y a une boutique Beillevaire. Voilà que les affiches d'Ackerman me poursuivent elle aussi jusqu'à Pornichet, où j'ai passé un week-end idyllique, sous un soleil indécent.
Hier matin, Hervé m'a embarquée sur sa BMW, direction le marché du Pouliguen, qu'un étier sépare de La Baule. L'histoire ne dit pas si les langoustines, les boucauts et les tourteaux auront apprécié ce funeste tour en moto, via la superbe côte sauvage. En tout cas, moi, j'ai beaucoup aimé : et les tourteaux et le tour à moto.

LuX, la face cachée de la bulle

J'ai le soleil qui me chauffe le dos. Marie est dans mon transat, Fred dans le canapé. Le rosé est au frais et le sac isotherme s'impatiente. Le melon fait le dos rond et mon chat a les pattes en l'air. On est tous mûrs pour le pique-nique. Les bulles ingurgitées pendant la garden party de Pierre-O et de Marie, hier soir, n'ont en rien entamé mon cortex. Mais le soleil, un peu… Si vous êtes comme nous, c'est-à-dire si vous avez trop chaud, vous pouvez aller vous rafraîchir dans les caves d'Ackerman, où une exposition décalée et onirique dans le monde des bulles a été installée. Inspirée par X Noir bien sûr. "LuX, la face cachée de la bulle", c'est une promenade surréaliste dans l’effervescence. Deux regards croisés entre deux mondes issus des mêmes sources, l’argile et la vigne plongeant tous deux leurs racines au cœur du minéral. Dans un univers sonore baigné d’une féerie cristalline, un duo d’artistes déploie tout son savoir faire en matière de céramique avec la douceur raffinée et précieuse de la porcelaine pour mode d’expression... Entre les bulles lumineuses en porcelaine translucide d’Anne-Sophie Boué, comme suspendues dans les airs, et les panneaux de porcelaine estampée, comme transpirés par les parois de calcaire des troglodytes et les sphères marquées d’empruntes lunaires et soumises à l’alchimie de l’émail de Benoît Pouplard. C'est à Saint-Hilaire-Saint-Florent, tous les jours, de 10 h à 18 h, jusqu'au 13 octobre. Tarif (visite des caves) : 1,50 €. Tél. : 02 41 53 03 21. Une petite pause sur la route des vacances ?

Le train-train des embruns

Il faut une fin à tout, paraît-il (je ne vois pas pourquoi, mais bon). Entre TGV et TER, me voici échouée en gare d’Angers comme un vulgaire cétacé, toute bronzée, avec mon matou et mon fidèle MacBook Pro. Je ne sais pas trop ce qu’on va faire, tous les trois. Jouer à la belote ou boire un café.
De l’estuaire à la guinguette du pont Wilson, il n’y a qu’un pas. Mais je préfère généralement descendre la Loire que de la remonter. L’air iodé rime avec vacances et muscadet, coquillages et crustacés. Hier, l’eau était divinement bonne dans la petite crique de la Boutinardière. Avec Marie-Jeanne, on a pataugé comme des ados surexcitées, en gloussant à qui mieux-mieux parmi les vaguelettes trop salées. En rentrant dans la maison aux volets bleus, après ce rinçage salutaire qui laisse des grains de sable dans le bac à douche, on a bu des bulles avec un cake saumon-salicorne en écoutant Gaëtan Roussel.
Mon chat s’est endormi. Mon MacBook se met en veille. Je m’en vais boire mon petit café en pensant à l’été.

Photo : Le Master de Donatien relancé par Ackerman, un muscadet-sèvre-et-maine sur lie authentique, de haute typicité et emblématique de l'AOC qui contribue à la qualité de mes vacances à la mer !