Du vert ! - XNoir

Meilleures pensées de Malo-les-Bains

Je n'aurais jamais imaginé que Malo-les-Bains était la plage de Dunkerque. J'aurais encore moins imaginé y prendre un jour le soleil, bien que je sois là pour le travail. C'est la 6e Conférence européenne des villes durables et je suis venue écouter Voynet, Delebarre et des homologues de tous horizons, venus échanger leurs expériences. Evidemment, c'est intéressant. Je vous épargne le contenu des échanges, mais je ne résiste pas au plaisir de partager mes découvertes culinaires. Hier soir, l'estaminet le plus typique de la ville, où, avec mes comparses, nous avons sifflé une bière flambée à quatre avec des pailles, puis dégusté une savoureuse carbonade. Je serais moins enthousiaste sur le sorbet à la chicorée (le goût d'un caramel qui aurait cramé, vous voyez).
Ce soir, outre une glace au spéculoos (un délice) j'ai testé le kir flamand en "chuch meurette", comprenez un crémant-de-loire avec de la crème de cassis, du genièvre et du cidre : no comment. Pas pour moi. C'est si bon nature, un crémant-de-loire (vivement que je retrouve le Grande Réserve…) ! Ah, ces Flamands… Remarquez, un flamand qui boirait du X Noir, je me dis que ça ferait un beau Flamand rose.

Photo : La plage de Malo-les-Bains, ce midi, sans Flamand rose. Juste quelques goélands pas très causants. Pas vu Souchon voler son fameux baiser…

Le juste prix

C'est la Quinzaine du commerce équitable : les acteurs engagés (entreprises, associations, collectivités…) et des milliers de sympathisants proposent de multiples animations pour mieux connaître ce secteur et les améliorations qu'il apporte dans les conditions de vie des producteurs du Sud. Petits-déjeuners, concerts, débats, projections de films, promotions sur les produits… rythmeront cette quinzaine, jusqu'au 23 mai.
Plus de deux tiers des Français se disent proches des valeurs portées par le commerce équitable. Cela dit, comment ne pas l'être ? La notoriété du commerce équitable est certes forte, mais le panier moyen était d'à peine 5 euros par habitant en 2009 ! C'est peanuts… En France, les produits les plus vendus sont le café (33 %), le coton (16 %), la banane (11 %), le cacao (10 %), le thé (9 %). D'aucuns prétendent qu'on manque de garanties sur le respect des critères du commerce équitable, et c'est en partie vrai. Bonne nouvelle, d'ici à quelques mois, une commission nationale du commerce équitable donnera une reconnaissance publique aux labels qui la mériteront vraiment.

Visuel : Les 10 ans de la Quinzaine du Commerce équitable coïncident avec l'Année internationale de la Biodiversité décrétée par l'Onu. L'occasion de rappeler que le commerce équitable réduit aussi l'impact écologique en favorisant le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'homme et de l'environnement.

Premiers, mais…

Un samedi 1er mai, quand on n'a pas de courses à faire, ça passe inaperçu, sauf à Orléans, où l'on chevauche Jeanne d'Arc allègrement (on s'occupe comme on peut). Dans cette société où l'on a ou trop de travail, ou pas du tout, quel sens donner au 1er mai ? Le travail, lieu de compétition, d'émulation, voire de perdition, où la recherche du profit est érigée en valeur. Premiers, mais…

Photo : Premier mai dans le Marais poitevin. Oiseaux et oisiveté.

Je suis l'asperge

Hier soir, j'ai mangé mes premières asperges. Vous avez entendu cette pub idiote, à la radio ? "Je suis l'asperge…" Genre, goûtez-moi vite, je ne fais que passer… Je ne sais pas si c'est la pub qui les a boostées, mais je les trouve en avance, cette année. Elles sont encore un peu chères, mais ça devient abordable, alors je me suis un fait un petit plaisir à la crème fraîche. En me disant que ça irait fort bien avec un coteaux-de-saumur Secrets des Vignes 2006, pour sûr. Mais bon, on ne peut pas tout avoir…
J'ai aussi cueilli avec émotion le premier bouquet de mon jardin : lilas et oranger du Mexique, mélangés au feuillage du joli bouquet qu'Hélène m'a offert la semaine dernière, et dont les renoncules piquaient sérieusement du nez. Ça a de l'allure sur ma cheminée. Et cette odeur ! Comme un bon blanc floral !
Les martinets sifflent au-dessus de mon toit, les sternes grésillent de nouveau au-dessus de la Loire. Tout est en ordre et il fait soleil. Manque juste le parasol X Noir sur ma terrasse plein sud, pour me protéger des rayons à l'heure du déjeuner. Abus de bien social, vous croyez ?

Photos : Le lilas en fleurs de mon jardin, assorti au muselet des bouteilles d'X Noir. La classe !

Nuage noir

Je me demande si les éléments ne seraient pas en train de se venger de l'espèce humaine pour la clouer au sol. Vous savez, ces forces obscures qui se liguent contre vous, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Entre les TGV et les TER qui circulent au petit bonheur la chance, p't-être ben qu'oui, p't-être ben qu'non, les avions, non contents de s'écraser de temps en temps pour se débarrasser des présidents encombrants, s'effarouchent devant un petit nuage de poussière volcanique. Après le X Noir, le nuage noir. Une éruption banale pour les volcanologues, sur cette terre ardente qu'est l'Islande, et c'est la panique dans tous les aéroports du nord de l'Europe. Tout ça en plein départ en vacances. C'est la guigne. Une chance que Jean-Louis Etienne ait eu le temps d'atterrir en Sibérie sans finir au goulag. C'était moins une. Ils auraient eu l'air malins, chez Generali, avec un ballon blanc couvert de cendres. Pensez-donc, on n'aurait plus vu le sponsor ! Sacré Jean-Louis : en voilà un qui a bien compris qu'il fallait renoncer aux transports en commun. Moi, je cogite. Une toue cabanée sponsorisée Ackerman et je file à Nantes depuis Saumur. Je rejoins le canal de Nantes à Brest (fastoche), j'amarre ma toue à Molène et je saute dans le Belem en passagère clandestine. Chiche.

Photo : Et si j'y allais en vélo, plutôt, à Nantes ? Et si je mettais le vélo dans le TER ? Ah ben oui mais non, le vélo roule, mais le TER, pas forcément.