Clapiers d'étudiants
Par Margaux, lundi 30 août 2010 à 22:12 : Bonnes toiles
La journée avait bien commencé. La voix de Pascale Clark, à 9 heures pétantes, sur France Inter, après des mois de sevrage. Ça compense l'absence douloureuse de Nicolas Demorand. Que voulez-vous, on s'attache. Le premier morceau qu'elle passe est le dernier de Philippe Katerine, un délire salutaire autour d'une banane qui sortira le 27 septembre et que je vous enjoins d'écouter au plus vite ("Non je ne veux plus jamais travailler…"). Hasard amusant, alors qu'on buvait un café place Plumereau au soleil, en fin de matinée, pour faire comme si c'était encore le week-end, Nathie m'a offert Peau de cochon, un long métrage que Katerine a fait en 2003 et dont j'ignorais l'existence. Une série de sketches, apparemment, où apparaît, entre autres, Dominique A. Ça faisait longtemps que je ne vous en avais pas parlé de celui-là !
Et puis ce soir, au JT, notre drôle de monde a repris le dessus. Je découvre qu'on met des étudiants dans des conteneurs (25 m2, ceci dit), au Havre ; qu'une clinique californienne propose des bébés à la carte, avec la couleur des yeux et le sexe qu'on veut. Au secours Aldous Huxley ! Et puis Alain Corneau est mort cette nuit, alors qu'hier soir nous étions au cinéma en train de savourer son dernier film, Crime d'amour, bien ficelé et diabolique, avec une Ludivine Sagnier quasi hitchcockienne. Etrange coïncidence. Puisque c'est ça, je retourne à la mer demain soir, manger mon dernier plateau de fruits de mer de l'été. Avec un bon sauvignon. Et ce à la santé des mineurs toujours coincés dans leur antre.
Photo : "Non je n'irai plus jamais au supermarché", chante Katerine dans La Banane. Heureusement qu'il peut commander du X Noir sur le Net, le pauvre bougre. Ici, les caddies de chez Fortnum & Mason, grand magasin londonien. J'vous jure que ça jure…


Après les divins calamars frits de la guinguette et le bal populaire de Velpeau, hier soir, je décide de finir mes vacances en beauté en allant voir
Avant-hier, en sortant de chez mon banquier breton (avec lequel je parle toujours aussi peu d'argent), un homme d'âge mûr s'est planté devant moi et m'a lancé, tout de go : " Personne ne m'aime, j'fais quoi ? ". D'habitude, j'ai le sens de la répartie, mais là, je suis restée comme deux ronds de flan et j'ai poursuivi lâchement ma route, direction mon cours de taï chi, abandonnant le pauvre bougre à ses interrogations. Moi, je me sens aimée et j'aime plein de gens, alors que voulez-vous répondre à ça ? Bon d'accord, des fois on aime quelqu'un qui ne vous aime plus et vous préfère quelqu'un d'autre. On a tous connu ça et il faut faire avec (ou pas). Bref, ça n'était pas l'objet de ce billet, mais ce genre de sollicitation en pleine rue est suffisamment rare pour que je vous le signale, dès fois que vous le croiseriez un jour, ce monsieur Caliméro. Ce serait bien d'avoir une solution à lui proposer…
J'avais un impérieux besoin de rire, cette après-midi, alors je suis allée au cinéma voir
Hier soir, j'ai vu Les Herbes folles en avant-première, le dernier film d'Alain Resnais. J'avoue qu'il m'a un peu déconcertée, mais n'est-ce pas le propre de l'oeuvre de ce cinéaste facétieux, à l'âge canonique. Ado, j'ai été marquée à vie par Nuit et brouillard, projeté dans le CDI de mon collège sarthois. Plus tard, j'ai adoré le diptyque Smoking, No smoking, le burlesque et la singularité d'On connaît la chanson…


