Tati fait de la résistance
Par Margaux, dimanche 27 juin 2010 à 15:37 : Bonnes toiles
Après les divins calamars frits de la guinguette et le bal populaire de Velpeau, hier soir, je décide de finir mes vacances en beauté en allant voir L'Illusionniste aux Studios. J'avais aimé Les Triplettes de Belleville, avec la référence à Jour de fête. Je me suis dit qu'un scénario de Jacques Tati jamais tourné, adapté en film d'animation par Sylvain Chomet, ça ne pouvait pas être mauvais. Que c'était même indispensable, et ce d'autant plus que j'ai dîné sur la plage de M. Hulot, pas plus tard que jeudi.
La magie, c'est d'abord de revoir Tati à l'écran, tantôt M. Hulot quand il se débat, maladroit et distrait, avec certains objets technologiques, tantôt Tatischeff, c'est-à-dire lui-même, mélancolique, nostalgique d'un monde qui lui file dans les doigts. Celui du music-hall, du rêve et de la poésie. Il y a dans ce film la quintessence de Jacques Tati, comme si Sylvain Chomet était le dépositaire légitime de sa mémoire. Par un tour de passe-passe, il fait revivre Tati sans renier son propre univers. Une alliance heureuse et complice. Il y a de la magie jusqu'au générique… même au-delà. Ne partez pas avant.


Il faut une fin à tout, paraît-il (je ne vois pas pourquoi, mais bon). Entre TGV et TER, me voici échouée en gare d’Angers comme un vulgaire cétacé, toute bronzée, avec mon matou et mon fidèle MacBook Pro. Je ne sais pas trop ce qu’on va faire, tous les trois. Jouer à la belote ou boire un café.
Je fais grève, comme les Bleus. Non, je plaisante (je n’ai pas le même salaire et je joue moins bien au ballon). C’est juste que je suis en vacances et que j’aspire à me désintoxiquer d’une overdose d’Internet. Vous ne m’en voudrez pas si je vous dis qu’après les Hautes-Alpes, je me ressource sur la Côte de Jade ? Il fait grand soleil depuis mon arrivée, en TER, avec ma valise à roulettes (sans bouteille dedans, pour une fois) et mon chat sous le bras.
Heureusement, Fred et Marie sont arrivés à la rescousse, avec des bulles et une bouteille de… margaux, en clin d’œil à qui vous savez. Pas mal, le margaux, au barbecue. Les vins de Loire me pardonneront cet écart… Après quoi nous sommes allés observer les échasses et les avocettes dans le marais, surexcitées avec leurs poussins à proximité.
Puis j’ai repris le TER, direction Nantes,
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