mai 2010 - XNoir

La divine charcuterie

Point de X Noir dans ma valise à roulettes en ce dimanche soir (j’ai largué les spécialités ligériennes au pays des volcans), mais un saint-nectaire entier, un bon kilo de cantal et la charcuterie divine de chez Mas, référence en la matière, dont je vous avais déjà parlé l’été dernier. Pourtant, on aurait bien pu faire péter les bulles, hier : avec la victoire de Clermont-Ferrand, les Auvergnats étaient survoltés ! J’espère que le dimanche à venir sera moins pluvieux qu’aujourd’hui, à Aurillac. Ce sera en effet la Promenade gourmande, aux Chemins de la Rose, à Doué-la-Fontaine.
Autant dire que c’est la période idéale pour y admirer la bagatelle de 14 000 rosiers ! Quand je vois l’exubérance de mon rosier Ronsard, qui dégouline de fleurs sur mon mur en tuffeau, je n’ose imaginer la beauté de ce parc de 4 hectares. Sûre que les rosiers multiples et variés vont voler la vedette aux paons, avec ou sans roue ! Pour ce partenariat original, Ackerman proposera des animations gourmandes : une cuisine inventive en accord avec les fleurons de ses fines bulles. Pour le soleil, rassurez-vous, on s’occupe de tout…

Ceux qui s’aiment boiront dans le train

C’est la Fête des voisins, ce soir. L’occasion de déboucher une bouteille d’X Noir ! Hier, au supermarché, je les ai aperçues les fameuses bouteilles en promotion double détente ! J’ai bien vu le petit cône qui les coiffe : « jusqu’ à 3 € remboursés pour l’achat de 4 bouteilles », souffle-t-il aux consommateurs qui, je vous le rappelle, sont aussi invités à réaliser une vidéo avec la bouteille d’X Noir dans un contexte qui évoque « l’art de vivre et l’élégance ». Le Festival de Cannes est fini, mais ça serait bien de prendre le relais, cinéastes en herbe.
Moi qui passe ma journée dans le train, direction le Cantal, j’en ai des pas tristes, de voisins : des retraités rougeauds qui passent leur temps à dévorer toutes sortes de spécialités… en buvant des coups. Je crois bien que c’est la première fois que j’entends des bruits de bouchon dans un wagon ! Comme le retraité est grégaire, ils circulent même d’une voiture à l’autre avec un plateau dans une main, la bouteille de rouge dans l’autre. Pittoresque, le Paris-Brive-La-Gaillarde !

Photo : Voilà à peu près le profil des joyeux lurons qui partagent mon wagon, direction la ripaille.

Effervescence estivale

Vous avez dû remarquer comme moi que c'était l'été le week-end dernier ? Un vrai bonheur : bretelles, pantalon en lin, pique-nique et randonnée dans les graminées… Entre l'ouverture de la guinguette et la gay pride, c'était l'effervescence, à Tours, samedi. Les rues étaient noires de monde, ou plutôt… arc-en-ciel. Après le bain de foule, je me suis réfugiée dans la quiétude de mon jardin pour ranger mon tas de bois, monter mon barbecue flambant neuf avec une amie bricoleuse et faire une lessive de pulls. Comme un pied de nez à l'hiver, enfin derrière. Ironie du sort, je tousse et je mouche à tout va. Je tourne au sirop et aux pulvérisations nasales par 29 °C. N'importe quoi ! Vive l'Aspro, mon effervescence à moi.
Dans le genre n'importe quoi, j'ai aussi souhaité la fête des mères à la mienne dimanche dernier et lui ai débouché un crémant bio à l'apéro. Elle était tout étonnée : et pour cause, c'est dimanche prochain. Mieux vaut tôt que jamais ! Je n'aurai plus qu'à faire péter une autre bouteille à la bonne date. Heureusement qu'il y a des promos

Photo : Ouverture de la guinguette de Tours-sur-Loire, samedi. Hier, j'y retournais avec Sophie pour une dégustation de vins et un premier dîner au bord du fleuve : enfin l'été !

Que ch'ti reprenne !

En rentrant de Dunkerque, via Paris, j’ai observé les affiches dans les couloirs du métro, plutôt que les passants indifférents les uns aux autres. Et je suis restée scotchée devant trois d’entre elles : Celio vante la « polothérapie » (porter un polo aurait-il un effet sur la santé ? Je me renseignerai à Roland-Garros…), l’office de tourisme grec nous vend sa « grécothérapie » (pourtant, il me semble qu’ils ne pètent pas la forme, en ce moment, les Hellènes…). Pour finir, Apple nous annonce la sortie du iPad le 28 mai comme si cette date allait devenir un jour à commémorer (toute révolutionnaire qu’elle est, cette merveille technologique va-t-elle enfin résoudre le problème de la faim dans le monde ?). En général, j’aime bien la créativité des publicitaires, mais là, ça me laisse perplexe. Alors quitte à se faire mousser, je vous signale que X Noir est le seul vin à avoir été primé comme produit innovant avec un Award au Salon international de l'agroalimentaire 2010 de Shanghai. Oui, madame ! Et l’on ne s’en gargarise pas dans le métro pour autant. C’est dit !

Photo : A Malo-les-Bains, la plage de Dunkerque, un ch’ti jovial adepte de la Solexothérapie.

Meilleures pensées de Malo-les-Bains

Je n'aurais jamais imaginé que Malo-les-Bains était la plage de Dunkerque. J'aurais encore moins imaginé y prendre un jour le soleil, bien que je sois là pour le travail. C'est la 6e Conférence européenne des villes durables et je suis venue écouter Voynet, Delebarre et des homologues de tous horizons, venus échanger leurs expériences. Evidemment, c'est intéressant. Je vous épargne le contenu des échanges, mais je ne résiste pas au plaisir de partager mes découvertes culinaires. Hier soir, l'estaminet le plus typique de la ville, où, avec mes comparses, nous avons sifflé une bière flambée à quatre avec des pailles, puis dégusté une savoureuse carbonade. Je serais moins enthousiaste sur le sorbet à la chicorée (le goût d'un caramel qui aurait cramé, vous voyez).
Ce soir, outre une glace au spéculoos (un délice) j'ai testé le kir flamand en "chuch meurette", comprenez un crémant-de-loire avec de la crème de cassis, du genièvre et du cidre : no comment. Pas pour moi. C'est si bon nature, un crémant-de-loire (vivement que je retrouve le Grande Réserve…) ! Ah, ces Flamands… Remarquez, un flamand qui boirait du X Noir, je me dis que ça ferait un beau Flamand rose.

Photo : La plage de Malo-les-Bains, ce midi, sans Flamand rose. Juste quelques goélands pas très causants. Pas vu Souchon voler son fameux baiser…

X Noir, c’est quoi finalement ?

Pas plus tard que dimanche, alors que je recevais des amis à déjeuner, j’ai servi du X Noir à l’apéro. « C’est quoi ça ? », m’ont-ils dit, à l’unisson. « C’est ton blog ? » Ça m’a fait sourire : « Non, le blog, c’est celui d’X Noir, pas l’inverse ! » N’empêche qu’il a valu à Ackerman de remporter le Wine Blog Trophy, en 2009, au Salon des vins de Loire ! Vous allez me dire, comment ces amis-là avaient-ils pu échapper au phénomène, quand tout mon entourage pense, mange et boit X Noir (ok, j’exagère un poil). C’est que ces amis-là, je ne les vois pas souvent. Ils habitent dans la Sarthe : ça fait une trotte !
Cela étant, je me suis dit, faut peut-être refaire un p’tit cadrage sur cette boisson aussi célèbre que mystérieuse. Alors on révise ! X Noir, c’est une cuvée rosée à fines bulles, au caractère typique et eXcentrique, née d’un cépage rare et très ancien, le pineau d’Aunis.
Pourquoi ce nom singulier ? Un zeste de mystère et une pincée d’ambiance nocturne, résultat d’un simple brain storming interne improvisé !
Sa culture ? Un travail est effectué sur la vigne pour limiter la charge en raisins. L’enherbement de la vigne est calculé en fonction de la réserve hydrique afin d’obtenir un raisin à bonne maturité, sur un cep normalement régulé en eau, afin d’éviter le stress hydrique ou la dilution.
Sa vinification : elle est réalisée à 16-18° C, développant un maximum d’arômes tout en conservant une belle fraîcheur. Sa fermentation s’effectue en méthode Charmat (deux à trois semaines). Un élevage sur lies pendant un mois préserve les arômes et les caractéristiques du cépage.
Sa robe ? Saumon, lumineuse et chatoyante. Sa bulle : fine et légère. Son nez : fruité (bonbon à la cerise), floral (nuances de rose). Son goût : charmeur, fruité et frais. En bouche, un ensemble mûr et acidulé. Jolie longueur sur le fruit.
Ses accompagnements ? Un apéritif parfait pour les beaux jours et pour les jeunes grâce à sa douceur fruitée, idéale avec un pruneau au bacon, une quiche au saumon ou aux légumes, un saumon grillé, une blanquette de veau, un chèvre frais, un clafoutis ou une charlotte aux pommes (bientôt aux cerises !), un cheesecake, un bavarois, des fraises à la chantilly…
Son look ? Un habillage décalé et chic, une bouteille noire pour exprimer que ce cépage, cultivé en Anjou et dans le Vendômois, vient de la nuit des temps… Un habillage rose fuchsia en signe de sa renaissance, mais aussi de son caractère sauvage comme le fleuve le long duquel il est cultivé… Une coiffe argent pour l’élégance et le chic. Une étiquette sur papier nacré, un voilage de fines rayures. Au final, une marque qui évoque une atmosphère mystérieuse, nocturne et feutrée.

X Noir en scène !

Vous rêvez de monter les marches du Festival de Cannes ? Réalisez une vidéo mettant en scène X Noir dans un contexte qui évoque la modernité et l’art de vivre… Pas forcément besoin de figurant(e)s ni d'avatars en 3D. Nous saurons apprécier la simplicité de votre 7e art. Comble de la satisfaction, les plus belles vidéos seront publiées sur mon blog !
Comment participer ? C'est simple : 1/ Hébergez votre vidéo sur une plate-forme telle que Youtube, Dailymotion, Google Video… et transmettez-nous par mail le lien nous permettant de la découvrir. Vous pouvez également nous transmettre la vidéo directement par mail.
2/ Dès la clôture de l’opération, le jury composé de collaborateurs de la Maison Ackerman fera sa sélection sans demander l'avis de Tim Burton. Quant aux chanceux lauréats, ils seront informés par mail. Good luck… et clap !
Besoin d’aide ?
N’hésitez pas à nous contacter…
video@ackerman.fr

Le juste prix

C'est la Quinzaine du commerce équitable : les acteurs engagés (entreprises, associations, collectivités…) et des milliers de sympathisants proposent de multiples animations pour mieux connaître ce secteur et les améliorations qu'il apporte dans les conditions de vie des producteurs du Sud. Petits-déjeuners, concerts, débats, projections de films, promotions sur les produits… rythmeront cette quinzaine, jusqu'au 23 mai.
Plus de deux tiers des Français se disent proches des valeurs portées par le commerce équitable. Cela dit, comment ne pas l'être ? La notoriété du commerce équitable est certes forte, mais le panier moyen était d'à peine 5 euros par habitant en 2009 ! C'est peanuts… En France, les produits les plus vendus sont le café (33 %), le coton (16 %), la banane (11 %), le cacao (10 %), le thé (9 %). D'aucuns prétendent qu'on manque de garanties sur le respect des critères du commerce équitable, et c'est en partie vrai. Bonne nouvelle, d'ici à quelques mois, une commission nationale du commerce équitable donnera une reconnaissance publique aux labels qui la mériteront vraiment.

Visuel : Les 10 ans de la Quinzaine du Commerce équitable coïncident avec l'Année internationale de la Biodiversité décrétée par l'Onu. L'occasion de rappeler que le commerce équitable réduit aussi l'impact écologique en favorisant le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'homme et de l'environnement.

Fouace food et hambur’vert

Je connaissais déjà la « fouace-food », pour reprendre une expression d’Hélène, une angevine de Bouchemaine qui connaît bien son pays. Cette fois, j’ai découvert les hambur’verts de Terra Botanica, ce grand parc de loisirs dédié au végétal, qui vient d’ouvrir à Angers. Pascal Favre d’Anne, le chef étoilé qui officie dans le restaurant éponyme, au bord de la Maine, est aux manettes de Veri Fraîch’, la table où l’on peut se restaurer, dans l’enceinte du parc. J’ai beaucoup aimé le hambur’vert aux champignons de Saumur, servi avec des frites fraîches et un verre d’anjou gamay. Pour les carnivores, cet « éco-resto » décline d’autres garnitures : émincé de dinde fermière au curry, rôti de bœuf bio de Maulévrier… Quant au pain, il s’inspire du pain d’alise, une recette traditionnelle angevine, et est élaboré avec la farine du Moulin de Sarré, à Gennes. Il est cuit sur place dans un four à bois. Même engouement pour le dessert : en l’occurrence, une gaufre au chocolat maison… Même les emballages, compostables, sont faits dans le Maine-et-Loire. Moi, je dis chapeau ! Normal, pour un ancien élève de Marc Veyrat…

Mignonne, allons boire si…

Après la visite aux lampions, hier soir, au Parc oriental de Maulévrier, que je vous recommande, et une nuit en lit à baldaquin dans le château Colbert, qui jouxte le parc, je me suis réveillée tranquillement dans la fraîcheur des Chemins de la rose, à Doué-la-Fontaine. Les rossignols et les pinsons avaient beau s’époumoner, ils peinaient à couvrir les coups de trompette discordants des paons, nombreux sur les pelouses et les hauts peupliers. Peu de rosiers en fleurs pour l’heure, mais il faudra revenir début juin : imaginez le spectacle, quand on sait qu’il y a 1 300 variétés différentes… et 14 000 pieds, dont des rosiers lianes, buissonnants, grimpants… Vous me direz, ça tombe bien, le 6 juin, une « Promenade gourmande » est prévue dans ce superbe cadre en partenariat avec Ackerman. A noter dans votre agenda, tout comme la Fête des mères, qui arrive à grands pas. A cette occasion, Ackerman propose une promotion sur la gamme Grande Réserve : 10 % de réduction pour l’achat de deux cartons et 20 % pour l’achat de quatre cartons sur la boutique en ligne. Et si vous lui offrez un coffret de 2 flûtes musicales Artwork avec une bouteille de X Noir (coffret disponible au cellier) elle aura en prime un bouchon en pâte de verre !

Photos : Pas dépaysée à la boutique des Chemins de la rose, où le X Noir et le crémant bio d’Ackerman figurent en bonne place. Parmi les rares roses écloses à cette époque, la Rugosa, dont les fruits servent, à l’automne, à faire des confitures.

Solutions locales pour un désordre global

Avant-hier, en sortant de chez mon banquier breton (avec lequel je parle toujours aussi peu d'argent), un homme d'âge mûr s'est planté devant moi et m'a lancé, tout de go : " Personne ne m'aime, j'fais quoi ? ". D'habitude, j'ai le sens de la répartie, mais là, je suis restée comme deux ronds de flan et j'ai poursuivi lâchement ma route, direction mon cours de taï chi, abandonnant le pauvre bougre à ses interrogations. Moi, je me sens aimée et j'aime plein de gens, alors que voulez-vous répondre à ça ? Bon d'accord, des fois on aime quelqu'un qui ne vous aime plus et vous préfère quelqu'un d'autre. On a tous connu ça et il faut faire avec (ou pas). Bref, ça n'était pas l'objet de ce billet, mais ce genre de sollicitation en pleine rue est suffisamment rare pour que je vous le signale, dès fois que vous le croiseriez un jour, ce monsieur Caliméro. Ce serait bien d'avoir une solution à lui proposer…
Des solutions, il y en a toujours pour peu qu'on mobilise un peu ses neurones ou ses muscles ou, mieux encore, les deux. A cet égard, je vous invite vivement à aller voir le film de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global. Certes, il ne s'agit pas là du désordre amoureux. Le thème n'en reste pas moins crucial : l'agriculture et les enjeux de l'autonomie, le respect des sols que l'agriculture intensive malmène depuis l'après-guerre. D'aucuns diront qu'il s'agit d'un film militant, c'est vrai, et alors ? Je me suis délectée des paroles de Bourguignon, plein d'humour. Chose rare, les spectateurs ont applaudi à la fin, dans la grande salle des Studios, à Tours. Ça fait plaisir et ça donne la pêche. "Il faut cultiver son jardin", disait Candide, il y a un bail. Visionnaire, Voltaire ?

Photo : Quand on a vu le dernier film de Coline Serreau, on a encore plus de plaisir à boire le crémant bio d'Ackerman !

Premiers, mais…

Un samedi 1er mai, quand on n'a pas de courses à faire, ça passe inaperçu, sauf à Orléans, où l'on chevauche Jeanne d'Arc allègrement (on s'occupe comme on peut). Dans cette société où l'on a ou trop de travail, ou pas du tout, quel sens donner au 1er mai ? Le travail, lieu de compétition, d'émulation, voire de perdition, où la recherche du profit est érigée en valeur. Premiers, mais…

Photo : Premier mai dans le Marais poitevin. Oiseaux et oisiveté.