Le chat de Viviane Hamy
Par Margaux, vendredi 30 avril 2010 à 10:22 : Bonnes bouilles
Pas de X Noir, hier soir, à La Boîte à livres, mais un pilier du roman noir : Viviane Hamy, l'éditrice de la grande Fred Vargas. Nous étions deux pelés et un tondu à aller à sa rencontre, alors qu'elle célèbre les vingt ans de sa petite maison d'édition, aux choix exigeants. Pendant près de deux heures, Viviane Hamy nous a parlé en toute simplicité de son métier compliqué. "Pas un métier, un choix de vie", dit-elle. Je vois bien ce qu'elle entend par là. Elle nous a raconté comment naît un livre, la magie d'un succès, les rapports avec ses auteurs, qu'elle sait fidéliser. Il y a un chat vu du dessus, en logo, sur les couvertures de ses ouvrages. Elle l'a d'ailleurs évoqué, son chat (ah, les chats et le monde du livre !), Réglisse, qui lui a servi un jour à apaiser les angoisses de Magda Szabó, un monument de la littérature hongroise qu'un journaliste avait contrariée (ah, les journalistes…). Comme quoi les chats ne servent pas tout à fait à rien.
Photo : L'univers de Vargas est assez loin du monde ligérien. Dans Coule la seine, recueil de nouvelles, une intrigue policière est résolue grâce à un détail ornithologique. Il n'y a que Vargas pour imaginer des choses pareilles.


Vous avez 5 minutes ? Concoctez votre week-end idéal dans le Jardin de la France… C’est ce que propose depuis hier le concours
Avant-hier, alors que je participais à une émission de cuisine sur France Bleu Touraine, l’animateur évoquait la qualité de la table dans certains buffets de gare, comme Le Train bleu, en gare de Lyon, ou le Buffet de la gare, à Tours, où l’on mange en effet très bien.
Comme quoi on a beaucoup d’idées reçues. On croit, par exemple, que la cuisine était grasse au Moyen Age et que les manières étaient grossières (cf. Les Visiteurs !). Elle était en réalité soulignée de sauces aigres-douces légères, et l’on se rinçait les doigts avant les repas.
Je vous en ai déjà touché un mot à propos du vin. Cette fois, l’expo « A table au Moyen Âge » est ouverte au château de Langeais. On y découvre les secrets de préparation des aliments autour de pièces de vaisselle provenant de différents musées.
Le truculent Maître Cocquempot, sorti des cuisines comme un diable de sa boîte, nous enseigne le déroulement des services, les trois saveurs appréciées : la forte (épices), la douce (fruits sec, miel, sucre), et l’acide, qui dominait l’ensemble des recettes (vinaigre, verjus – jus de raisin vert –, oseille, jus de citron).
On se mettait à table deux fois par jour : lors du « dîner » (notre actuel déjeuner), entre 10 et 11 heures, et lors du « souper », entre 16 et 19 heures. Les travailleurs avaient droit à un « déjeuner » en plus (notre actuel petit-déjeuner). Le repas de base était composé de deux services, les potages (ce qui cuisait dans le pot) et les rôts (ce qui était rôti). Sur la table du seigneur, on ajoutait un service supplémentaire, la desserte. Une question me taraude : aurait-on apprécié une coupe d’X Noir à cette époque ? En tout cas, la prochaine fois que j’irai au buffet de la gare, je mangerai avec les trois premiers doigts de la main droite ! Et si vous êtes sage, je vous donnerai avant l’été une recette médiévale à accompagner d’un vin de chez
Hier soir, j'ai mangé mes premières asperges. Vous avez entendu cette pub idiote, à la radio ? "Je suis l'asperge…" Genre, goûtez-moi vite, je ne fais que passer… Je ne sais pas si c'est la pub qui les a boostées, mais je les trouve en avance, cette année. Elles sont encore un peu chères, mais ça devient abordable, alors je me suis un fait un petit plaisir à la crème fraîche. En me disant que ça irait fort bien avec un
Il va faire un degré au Mans demain. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Laurent Romejko. Cette annonce m'a scotchée devant la carte météo. Pourquoi Dieu du ciel va-t-il faire 1° C au Mans et pas ailleurs ? D'habitude, avec tout le respect que j'ai pour le Cantal, c'est toujours à Aurillac qu'il fait le plus froid. Mais demain, non, c'est au Mans. La faute au nuage volcanique ? Qui sait ? Il stagne peut-être pile au-dessus de la Cité Plantagenêt. J'espère que ça va se réchauffer d'ici quinze jours. Les 8 et 9 mai, c'est le 6e Salon des vins de jasnières & coteaux-du-loir, place des Jacobins (en contrebas de l'imposante cathédrale). Ce sera l'occasion de saluer l'initiative de l'association
Je me demande si les éléments ne seraient pas en train de se venger de l'espèce humaine pour la clouer au sol. Vous savez, ces forces obscures qui se liguent contre vous, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Entre les TGV et les TER qui circulent au petit bonheur la chance, p't-être ben qu'oui, p't-être ben qu'non, les avions, non contents de s'écraser de temps en temps pour se débarrasser des présidents encombrants, s'effarouchent devant un petit nuage de poussière volcanique. Après le
Encore du rose ! De retour de Paris, en bonne messagère du printemps, j’ai le plaisir de vous informer que le
Je ne sais pas si c’est parce que je suis en vacances (pas pour longtemps, malheureusement) mais, à défaut de voir la vie en rose, j’ai vu un Christ rose bonbon, hier, dans le vignoble nantais. Selon le vigneron qui m’accompagnait ; ça fait environ trois mois que la statue a revêtu son costume de gay pride (la date approche, il faut dire). On le voit de loin, remarquez. Depuis quelque temps, on savait que le pape n’était pas tout rose. Mais là… Moi, j’ai une hypothèse. Ce Christ-là, perdu dans les vignes du muscadet-sèvres-et-maine, a un peu forcé sur le
C'est la première fois que je blogue depuis ma terrasse, en plein cagnard, avec un plaisir non dissimulé. Je viens de tailler mon rosier Ronsard et de planter quelques giroflées le long du mur de tuffeau. Apollo prend son bain de soleil sur la pelouse et, à défaut de passer dans mon jardin, les cloches sonnent. Pour un peu, j'attraperais un coup de soleil, comme 


