février 2010 - XNoir

Ovation et pâmoison

« Tours est dans le Top five ! », a dit Dominique A. Le Top five des salles les plus chaleureuses. Il faut dire que, mon frère et moi, nous y étions pour quelque chose, à s’égosiller et à siffler comme des midinettes tombées en pâmoison. Mon ami Pierre-O ignorait mes talents de siffleuse et veut que je lui apprenne. Il est vrai que c’était probablement l’ambiance la plus déchaînée sur les quatre concerts de Dominique A auxquels j’ai assisté en moins d’un an (on ne se moque pas !). On commence à avoir nos petites habitudes. On l’attend, à la fin, et en général, il vient, tout sourire. On a papoté deux minutes, je lui ai filé mon dernier bouquin, merci, à la prochaine, qu’est-ce que c’était bien, hein. Du coup, j’ai regretté de ne pas avoir emporté une bouteille de X Noir à faire péter. La prochaine fois (quand ça ? quand ça ?), je crois que j’oserai.

Photo : Dominique A, hier, bière à la main et charisme en bandoulière, après le concert mémorable de Saint-Avertin.

Œnothérapie (1)

Une bonne bouteille est une bouteille vide. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est mon professeur d'oenologie. Hier soir, c'était le premier cours, sur les blancs. « Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin, mais goûte des secrets », écrivait Salvador Dali. Mon prof d’œnologie est plus pragmatique. Il dit qu’on peut boire dans n’importe quel verre, mais en aucun cas déguster dans n’importe quel verre, ce qui se conçoit parfaitement.
Des verres, un crachoir, un tire-bouchon et un carnet de dégustation : tel était notre attirail pour cette première séance à l’Académie des vins du Val de Loire, où nous avons appris à déshabiller un vin. Ça, c'est mon expression à moi pour résumer les différentes étapes que sont l'examen visuel (de la robe), l'examen olfactif (des arômes) et l'examen gustatif (des saveurs). Au programmes des écoliers-sommeliers, très sages au demeurant : un muscadet sèvre-et-maine sur lie, un touraine sauvignon et une salve de chenins (un anjou blanc 2008, un savennières 2006, un montlouis 2008 et un vouvray 2006).
J'avoue que l'exercice est très éclairant pour ceux (néophytes, j'entends) qui douteraient encore qu'un même cépage puisse produire des vins si différents malgré la proximité géographique. Autre source de satisfaction : j'ai bien réussi cet exercice de gymnastique buccal qui consiste à faire passer de l'air en goûtant un vin. Vous savez, ce glouglou qui fait super pro et qui, en plus d'épater les convives, facilite la rétro-olfaction. Une explication peut-être ? Eh bien, en plus de sentir le vin par le nez, nous captons ses arômes par voie rétro-nasale : les molécules odorantes passent par l’arrière-gorge et atteignent alors de nouveau les muqueuses olfactives. Ça vous en bouche un coin ? Du moment que ça ne vous bouche pas le nez.

Baromètre, mon ami !

Ce matin, c'est nouveau brushing pour tout le monde. Le vent s’est levé et pousse des pointes à 75 km/heure. Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, vous l'avez compris, le bulletin météo, c'est ma première cigarette du matin. Toutes les personnes dont le travail est lié directement à la terre (et les fumeurs) me comprendront. Après un temps froid, sec et beau, nouvelle chute (malencontreuse) du baromètre (peut pas regarder où il met les pieds cui-là ?) annonçant pluie et vent. Au moins, le sol va s’attendrir et je vais pouvoir commencer à désherber et à travailler la terre. Je dois avant tout protéger les complants. En effet, malgré les épisodes répétés de grand froid, j'ai vu, de mes yeux vu, des bourgeons ! si si ! C'est sûr, ils n'ont pas foid aux yeux ceux-là, j'irai même jusqu'à dire : gonflés les gars…! (Quand même, j'ai la forme, non ?).

Oléron dans l'eau

C'est fou ce que ça vivifie, l'océan. Un peu plus de 24 heures sur l'île d'Oléron, ce week-end, et me voilà énergisée comme si j'avais fait une transat en solitaire. J'exagère un peu, comme d'habitude, mais avec mon amie Marie-Françoise, il faut tenir le rythme. En un peu plus de 24 heures, donc, on a passé autant de temps à marcher qu'à manger, c'est-à-dire trois heures samedi, le long de la mer, en compagnie des bernaches et des petits limicoles, et deux heures hier, en forêt, à l'arrière de la dune. Jean-Marc nous a ouvert de superbes huîtres et moi j'ai cassé les pattes des tourteaux, torturé des bulots, décapité des crevettes. Un vrai carnage face à la plage. Le tout arrosé de bons vins de Vendée, figurez-vous, dont un moelleux et un "Objet viticole non identifié" tout à fait intéressant, moitié chardonnay, moitié sauvignon, si je me souviens bien. Pas de X Noir, cette fois, dans ma valise à roulettes. C'est pas ma faute : ma copine n'aime que les vins liquoreux ! La prochaine fois, je lui apporterai du coteaux-de-saumur

Photos : On dirait un peu un cep de vigne, non ? Sur un plateau d'huîtres fines de claire, pourquoi pas un saumur blanc ? On notera la mimosa touch (merci MF !), un peu pâlot cette année, de l'avis des insulaires.

Ré bu

Hier, je suis retournée sur mes terres. Après avoir animé la veille une journée entière de séminaire sur le risque inondation dans le Val de Loire, j’ai foncé dans la vallée du Loir, terre du jasnières et du pineau d’Aunis. A Ruillé-sur-Loir, j’ai rencontré deux vignerons passionnants, d’horizons très différents. L’un, du cru, agriculteur devenu viticulteur, qui m’a baladée dans ses 3 km de galeries troglo, graffitées et décorées depuis les années 20. Pas aussi monumental que les caves d’Ackerman, bien sûr, mais il s’agit tout de même d’un goulot d’extraction de tuffeau pouvant contenir 5 000 bouteilles. Il y stocke chaque année une trentaine de jasnières et de coteaux-du-loir pour les générations futures. Je trouve la démarche généreuse. L’autre vigneron, plus jeune, s’est installé à Ruillé avec sa femme, tombée amoureuse du vignoble local lors d’un stage de reconversion. Après pas mal d’années de tâtonnements, ces viticulteurs bio bénissent le choix de ce terroir et reconnaissent avoir sous-estimé le potentiel du pineau d’Aunis (pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est un cépage très ancien originaire du Saumurois qui est à la base du X Noir). Selon le viticulteur, qui se reconvertit actuellement à la biodynamie, ce serait l’ancêtre du chenin, cépage majoritaire en Val de Loire, pour l’élaboration des blancs. Forte de ces rencontres sympathiques, je suis allée manger chez Miton, à Chahaignes, une excellente table que je ne connaissais pas encore (avec une Japonaise aux fourneaux), puis j’ai bu mon petit café au Jasnières, sur la place principale de La Chartre-sur-le-Loir. Là, deux femmes d’un certain âge sont arrivées. L’une d’elles a dit à l’autre : « Ici, on a Ruillé et Lhomme, qui sont des villages voisins. En Touraine, ils ont Rillé et Hommes, qui sont des bourgades voisines. Marrant, non ? » Je me suis retournée vers elle, intriguée. D’autant plus marrant que c’est là que j’ai longtemps habité…

Photo : Dans un caveau de Ruillé-sur-Loir, long boyau creusé dans le coteau, un rébus à la gloire du jasnières, qui date des années 30.

Silence ! On tourne

Janvier 2010 a vu naître 4 éoliennes surgies du sol près de Montreuil Bellay. De mon bureau, je peux les contempler, pareilles à de grandes demoiselles, leurs longues silhouettes s'élançant à 85 mètres au-dessus du sol. Paresseusement, elles brassent l'air de leurs bras démesurés (22 mètres), nous offrant le spectacle vertigineux d'un ballet de titans. Elles ont élu domicile sur la commune d’Antoigné. Comme tous nouveaux arrivants, elles font beaucoup parler d’elles. Ce sont les moulins à vent du XXIème siècle. J'ai visité plusieurs champs éoliens et n'ai jusque-là pas constaté de nuisances sonores. J'espère qu'il en sera de même à Antoigné. Lumières ! silence, on tourne !

Ecran intérieur

J'ai très peu de temps en ce moment, mais quand j'ai quelques minutes et que j'ai envie de respirer, je regarde les extraits des JO de Vancouver. Et je me marre. Ce soir, que des gamelles ! Un patineur français qui se vautre sur la glace. En descente, un (ou une, avec le casque et la combinaison slim, on a parfois du mal à savoir à quel genre on a affaire !) skieur(se) a carrément fini la piste sur le derrière. On aurait dit moi sur une piste rouge, voire bleue. Et ça a duré un moment, en plus. Il y a peut-être une médaille d'or de la glisse sur postérieur ? Avec toutes ces nouvelles disciplines, qui sait ? Quoi qu'il en soit, c'est toujours mieux que les biathlètes. Les athlètes bi, je vois ce que c'est, mais les biathlètes, j'avoue que j'ai plus de mal. Skier, OK, je conçois le principe (encore que). Mais avec un fusil dans le dos : est-ce bien raisonnable ? Des coups à abattre une marmotte sortie trop tôt de l'hibernation.
Tout ce blanc, ça finit par m'éblouir. Alors je reviens à mon X Noir car figurez-vous qu'Ackerman est partenaire d'une expo à l'Immix Galerie , à Paris. jusqu'au 27 février. Cet espace d'art contemporain dédié aux images mixtes accueille quatre artistes : Corinne Rozotte, le duo Clara Djian/Nicolas Leto et Jean-Marc Forax. La première est une photographe sociologue de la santé et de la maladie, le duo travaille aux confins du cinéma et de la photographie (du photogramme), le dernier crée des dispositifs vidéos. Une bonne raison de faire un tour du côté du canal Saint-Martin. Et s'il est gelé, faites un peu de patin !

Photo : Jean-Marc Forax, extrait de « Faust », installation vidéo 200x100 cm pour l'expo Ecran intérieur, à l'Immix Galerie.

Un hiver en forme !

Voilà deux nuits qu'il gèle à -10°C, puis, remontée des températures ! enfin, remontée, c'est beaucoup dire ; le mercure s'est arrêté à mi-côte, à 0°. Conséquence de ce timide redoux : des pluies verglaçantes. Les vignes sont pétrifiées par la glace. Chaque sortie est à haut risque. En fin d’après-midi, un épais brouillard occupe le terrain. L'hiver, qui depuis quelques années s'était montré assez tiède dans ses manifestations, semble avoir fait une cure de vitamines. Il est en pleine forme et nous montre tout ce qu'il sait faire !

Déluge à Vancouver

Il avait l'air de faire un sale temps, hier, à Vancouver. Des journées toutes bouchées, j'en ai connu quelques-unes, l'an passé, quand j'y suis retournée en vue des JO. Après le manque de neige, qui a fait glousser tout le monde, voilà qu'un lugeur géorgien se tue en sortie de piste, à l'entraînement. J'ai vu les images de son ultime descente. C'est très spectaculaire et ça fait froid dans le dos, sans mauvais jeu de mots. Pour nous glacer un peu plus le sang, ils nous ont ensuite montré une descente filmée par un lugeur en caméra subjective. J'avais beau être installée confortablement dans un fauteuil, j'étais cramponnée aux accoudoirs, scotchée. C'est tout bonnement effrayant, cette discipline où les forces G vous malmènent. Ça sonne comme les forces du mal. Pour respirer un coup, j'ai regardé voler les skieurs depuis le tremplin de saut qui, à vide, m'avait beaucoup impressionnée. Au Parc olympique de Whistler, les skieurs peuvent effectuer des sauts allant jusqu’à 140 mètres depuis le grand tremplin. Belle victoire contre la gravité.

Photo : Baptisé Ilanaak, l’emblème des JO d’hiver de 2010 s’inspire de l’« inukshuk » traditionnel, un empilement de pierres de forme humaine utilisé par les Inuits comme point de repère, et devenu un symbole d’espoir et d’amitié.

Usine à gaz

Ne l'ébruitez surtout pas chez Ackerman : depuis hier matin, je broie du X Noir. A peine sortie de ma gastro, je suis victime d'une panne de chaudière. Marre des caprices de la tuyauterie ! Il fait dix degrés dans ma maison, voire moins dans certaines pièces. Du coup, j'ai invité Hibernatus et on rigole bien, devant la cheminée. Apollo, qui d'un coup, regrette de ne pas avoir plus de poil, s'est réfugié dans un placard, à l'étage, et a fait ami-ami avec mes pull-over.
Le réparateur, hier, m'a posé un lapin. Comme ça, au moins, ça me fait une peau de bête pour dormir devant la cheminée. J'ai pris mon petit déjeuner dans le four, ce matin, thermostat 3. Il faut bien ça, en sortant d'une douche tièdasse. Le réparateur a fini par venir, juste avant le week-end, histoire que je n'aie pas la pièce à temps pour remettre en route l'usine à gaz. Une panne rare, a-t-il dit, l'air consterné, pour une chaudière récente. Du coup, personne n'a la pièce en stock (on dirait un titre de Tintin). Du coup (bis), je vais boire de l'alcool pour me réchauffer ce soir, comme les clochards. J'ai demandé l'asile politique à Sophie. Je devrais trouver suffisamment de carburant dans sa cave. A vot' bunker, messieurs dames !

Photo : Vous disposez d'un bloc gaz pour une chaudière murale à gaz De Dietrich ? Cliquez sur la zone géographique concernée et je viendrai la chercher. Même à pied. C'est beau, le Web 2.0.

Blizzard au pays de Moulinsart

Allez comprendre. Il n’y a pas de neige à Vancouver à J-2 des JO et moi j’ai fait du vélo près de Cheverny fouettée par les flocons, cette après-midi. Une bonne remise en selle post-gastro (!) avec des pointes à faire pâlir Jeannie Longo. Ça a l'air tout plat, la Sologne viticole. Des clous, oui. Il y a plein de montées fourbes ! Le loueur de vélos a dû nous prendre pour des Hollandaises dégénérées. Ça nous a permis d'éliminer les calories ferrées au Rendez-vous des pêcheurs, à Blois, une bonne table spécialisée dans les poissons (un macaron Michelin), avec une formule très soignée à 20 € pour le déjeuner. Déco sympa, dans son jus, dans une ancienne épicerie en contrebas du château. Blois, Chenonceau, Cheverny, Fougères, Troussay… En une petite journée, j'aurai vu la bagatelle de cinq châteaux. Epuisante, cette région.

Photos : Le jardin d'inspiration médiévale du château de Fougères, dans le Loir-et-Cher. Changement climatique extrême : moins d'une heure plus tard, à deux pas de là, les vignes saupoudrées de neige près de Cheverny.

Bien cuites, les carottes

Il va falloir que je me trouve un nouvel estomac sur E Bay. Le Smecta ayant montré ses limites, je suis passée à une autre boisson laiteuse : l'eau de riz. Pas le saké, non non. L'eau de cuisson du riz. Un vieux truc de grand-mère qui aurait fait ses preuves. Pourtant, j'avais repris du poil de la bête à la fête du têt (le nouvel an chinois ou vietnamien) menée tambour battant par Matthieu, samedi, avec force bouteilles de X Noir. Il faut dire aussi que le petit côté poivré du pineau d'Aunis se marie bien avec les saveurs exotiques. Autant vous dire que j'étais fumasse, contrainte et forcée de boire des bulles américaines pour ménager ma tuyauterie défaillante.
Aujourd'hui, c'est lundi : carottes cuites au riz. Un vrai bonheur pour reprendre la semaine dans la joie et la bonne humeur. Et Evelyne qui nous promet encore une bonne louche de grand froid. Elle s'en fiche, elle : elle est toujours en ébullition dans son studio télé. Heureusement qu'il y en a une autre, de carotte, pour la semaine : jeudi, concert "surprise" de JP Nataf au Café Français, à Chinon. C'est l'ex-chanteur des Innocents, un groupe qu'ont bien connu les trentenaires décadents dont je suis !

Photo : JP Nataf (© Frank Loriou), jeudi soir, à Chinon. Attention, nombre de places limité !

Cupide Cupidon

Ça y est. C'est dans une bonne semaine. Il faut s'y préparer psychologiquement. A la Saint-Valentin. Comme s'il n'y avait pas assez de la Sainte-Catherine, le martyre des célibataires. D'ailleurs, Christiane nous faisait remarquer à juste titre, hier soir, pendant ma crémaillère sponsorisée par Smecta, que Valentin était un saint martyre. L'Histoire en a détecté plusieurs : du coup, je me risque à écrire des seins martyres !
J'ai lu aussi sur cette source très contestable qu'est Internet que le jour de la Saint-Valentin avait longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des couples. Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent. Vous imaginez la scène. Je n'en connais pas des masses, mais dimanche prochain, je vais rameuter toutes mes copines célibataires, à Tours, et on va se planquer en attendant que l'âme soeur nous trouve (personnellement, je serai sous l'établi, dans ma cabane de jardin, qui ne sera pas fermée à clé ; il y a un interphone côté rue).
Entre la Saint-Valentin et le vin, il n'y a qu'un pas. J'ai lu aussi que la collégiale de Roquemaure (Gard) abrite les reliques d’un saint Valentin, achetées en 1868 à Rome par un riche propriétaire viticole du pays, qui les rapporta dans le but de protéger les vignobles du phylloxera. Comme quoi…

Photo : Allez, je ne vais pas faire ma mauvaise tête sous prétexte que je boude la Saint-Valentin. Je vous propose une belle promo à cette occasion : pour 18 bouteilles de X Noir achetées, un coffret "eXcentrique" offert ! Ça vous donnera l'occasion de parler d'Aunis à votre moitié, plutôt que d'amour.

D'amour et de Smecta

Hier soir, après avoir vu Invictus, le dernier Clint Eastwood (efficace, comme d'hab), je me suis retrouvée plaquée dans mon lit, comme au rugby. L'effet du film, je me suis dit ? Non, une gastro qui m'attendait au coin de la rue. La première de ma vie. J'avais bien testé l'intoxication alimentaire en Nouvelle-Zélande (rien à voir avec les All Blacks, cette fois), le lait avarié au Laos, mais le truc fourbe qui vous tombe sur l'estomac sans prévenir, jamais. Le seul avantage que j'y vois, c'est que ça me colle à la diète, ce qui n'est pas du luxe après les restaurants que j'ai testés récemmment. Relégué au second plan, le X Noir, bien sage dans le frigo. Désormais, je vis d'amour et de Smecta. Entendons-nous bien, l'amour d'un chat ronronnant, bien content de pouvoir partager ma couette en dehors des horaires d'ouverture habituels. Un bon millésime 2009, à la robe laiteuse, au bon goût de plâtre. Un pur régal. Ça tombe mal : j'ai crémaillère bis, demain. Remarquez, j'ai bien assez de sachets pour tout le monde.

Photo mystère : Quelle est cette chose étrange ? 1 / Un nid de chenilles processionnaires, mets de choix au Japon. 2 / La chevelure de Susan Boyle scalpée par un fan. 3 / Je ne sais pas et je ne veux surtout pas le savoir. Comme d'habitude, une bouteille de X Noir en jeu.

Je blogue, tu blogues, nous bloguons

Hier, j'ai déambulé dans les allées du Salon des vins de Loire, à Angers, où je me rendais pour la remise des prix du Wine Blog Trophy. C'était amusant de voir, dans un agencement dont je n'ai toujours pas compris l'ordre, des domaines dont j'apprécie les vins depuis une vingtaine d'années, des AOC de la Loire-Atlantique à la vallée du Loir : muscadet, anjou, saumur-champigny, cabernet d'anjou, chinon, cheverny, touraine, vouvray, jasnières…, sans oublier X Noir, en bonne place.
Dans la salle de presse, où le jury s'est réuni avant la remise des prix, j'ai fait la connaissance d'Aurélia la Québécoise, aussi fraîche que sur son blog, Bu sur le Web, également primé par les internautes. La soirée s'est achevée avec quelques collègues dans un très bel établissement, Le Favre d'Anne, face au château d'Angers. La vue sur la Maine et les ponts éclairés y est superbe. La nourriture aussi. Jeune talent au Gault & Millau, jeune chef de l'année du guide Pudlo et étoilé au guide Michelin en 2008, ce Savoyard de 35 ans marié à une Angevine a travaillé deux ans au côté de Marc Veyrat, à Annecy. Il travaille merveilleusement les légumes que son jardinier lui cultive dans le Baugeois. Pour ma part, j'ai notamment goûté les échalotes de Longué farcies d'une huître Gillardeau et accompagnées d'une incroyable glace au beurre blanc. Une véritable expérience culinaire que je vous recommande, dans un lieu raffiné.

Photos : Les lauréats du Wine Blog Trophy 2010. La Loire, ce matin, à Souzay, adorable village troglo, à 7 km de Saumur.