janvier 2010 - XNoir

Ma vie sans voiture (3)

Mercredi soir, il ne pleuvait pas sur Nantes. J'ai dégusté différents muscadets, dont des crus communaux excellents, à la nouvelle Maison des vins de Loire, place du Commerce. Comme ses aînées d'Angers et de Saumur, elle propose une belle sélection de vins de Loire au prix producteur, et on peut goûter avant d'acheter. D'ailleurs, ils proposent notre crémant de Loire cuvée privée. Nous aurons bientôt l'équivalent à Tours. Une bonne nouvelle, ma foi. J'ai dévoré une galette aux calmars et une beurre sucre avant de m'en retourner dans le vignoble. Dans le chaleureux château de la Sébinière, une belle propriété viticole, j'ai dormi comme un caillou. J'ai vu le jour se lever sur le vignoble du Pallet, terre d'Abélard, saluée par le hululement de la chouette hulotte. Puis j'ai savouré l'excellent petit déjeuner qu'Anne m'avait gentiment préparé. Une bonne adresse, que je vous recommande, d'autant plus qu'Anne a racheté les vignes attenantes pour produire son propre muscadet.
Puis j'ai taillé la route vers Le Cellier, direction les Folies Siffait, un étrange dédale de terrasses et d'escaliers édifiés entre 1819 et 1829 sur les bords de la Loire, en plein coeur de l'AOC muscadet-coteaux-de-la-loire.
Ma folle course oenotouristique s'est achevée dans le Layon… où une élagueuse a embouti ma voiture de location. Pas de bol, moi qui n'ai jamais eu le moindre accrochage du temps où j'avais une voiture ! Ça m'apprendra à prendre les chemins vicinaux.

Photo : Vue imprenable sur la Loire depuis le domaine des Génaudières, au Cellier, qui fut le théâtre de l'émission La Chasse au trésors, l'été dernier. Ici, on fait du muscadet et des coteaux-d'ancenis depuis le XVIIe siècle, de père en fils et en filles…

Le bling bling du pigeonnier

Non je ne suis pas grippée, non Brigitte Fontaine ne m'a pas kidnappée vendredi dernier. C'est juste que je suis un peu débordée (pour ne pas dire épuisée). J'explore moult blogs pour le Wine Blog Trophy (pour lequel X Noir avait été primé l'an passsé) et je vous présenterai mon best of si vous êtes sages, quand les prix seront remis, lundi, au Salon des vins de Loire. J'y serai. Pas vous ?
En attendant, après une matinée glaciale à Fontevraud-L'Abbaye, me voici dans le Layon, dans un joli château du XIXe siècle où l'on fait des stages d'anglais en immersion. Comme le vin délie les langues, c'est bien connu, on peut aussi y faire des stages d'oenologie, ou associer les deux (ce qui est mon cas ce soir, vous vous en douterez). A propos de langue, j'ai appris un truc rigolo à Fontevraud. Savez-vous d'où vient l'expression se faire pigeonner ? Eh bien, à l'époque des pigeonniers, le nombre de boulins (les trous, quoi) indiquait la richesse des propriétaires. Les prétendants un poil (ou une plume) intéressés pouvaient donc les compter pour savoir si ça valait le coup de parader pour trouver femme à marier. Sauf que… on faisait parfois de faux boulins ! Comme quoi, le bling bling ne date pas d'hier.

Dans les petits sacs sont les bonnes épices

Comme ma vie manque de piment depuis quelque temps, je suis allée renifler des épices avec Faustine, cette après-midi, après une virée à Brissac-Quincé, berceau des coteaux-de-l'aubance, autre nectar que j'apprécie à l'apéritif. Nous avons traversé une Loire aussi grise que le ciel, direction Rochecorbon, tout près de Tours, à la rencontre d'un Breton installé face au fleuve depuis une dizaine d'années. Erwann de Kerros (je vous avais prévenus, c'est un Breton des Côtes-d'Armor) a même son futreau amarré au quai. Mais ça c'est une autre histoire.
Celle qui m'intéresse aujourd'hui est celle du poivre du Penja, son épice chérie, qu'il a cultivée 5 ans au Cameroun avant de se lancer dans l'import-export de fruits exotiques et d'aromates de luxe. Les habitués des Halles de Tours connaissent déjà ses produits, mais la nouveauté, c'est qu'il a une belle boutique depuis peu sur les quais de Rochecorbon.
On y trouve tout ce qui est en vente sur le site, pour ceux qui n'ont pas la chance de vivre en Val de Loire. Toutes sortes de sels, de mélanges traditionnels d'épices qu'il recompose avec son équipe après moult recherches (Mélange aborigène, Mélange du trappeur…), des sucres et des huiles d'origine, des herbes, des graines ou des fleurs pour salades… et même une insolite poudre de mer (une eau de mer lyophilisée). Sans oublier le Mélange vin chaud, qui devrait faire l'affaire avec un saumur-champigny.
Je vous laisse, je file au concert de Brigitte Fontaine (encore une Bretonne, née à Morlaix). Promis, je ne boirai pas de son eau, mais je goûterai à son nougat. Du nougat de Tours, qui sait ? Kenavo !

Photos : Non, Erwann de Kerros ne joue pas du didgeridoo ! Cet objet de collection est un poivrier en bubinga, un bois du Cameroun, équipé d'un mécanisme Peugeot. Et c'est dans la belle maison que se trouve la boutique : un coin pour les becs salés, un coin pour les becs sucrés.

Métier : bouillotte à temps partiel

Je viens de dîner avec une copine de fac retrouvée par hasard lors d'un colloque parisien, et de passage en Touraine. Comme elle vit désormais en Suisse, je lui ai fait goûter des rillons et un excellent gamay naturel de 2008. Une pure merveille, qu'on a sirotée comme un jus de raisin. Je viens de la border dans mon nouveau convertible, et je lui racontais à l'instant que je n'assurais pas le service bouillotte humaine proposé par la chaîne d’hôtels Holiday Inn dans ses hôtels de Londres et de Manchester, à partir de la fin du mois. J'ai reçu le communiqué de presse hier, relayé dès ce matin sur France-Inter, donc ce n'est pas une blague. De vraies gens vont réchauffer le lit des clients à la juste température avant qu’ils ne s’y lovent pour une bonne nuit de sommeil, dixit The Telegraph. Vous imaginez, sur un CV : de janvier à mars 2010 - bouillotte à temps partiel chez Holiday Inn - d'avril à septembre, sac isotherme chez Picard (il ne faut jamais de trou sur un CV).
Non, chez moi, il y a du bon vin, du bon café, mais pas de bouillotte humaine. Juste une brique émaillée "vintage" rapportée d'une quincaillerie cantalienne, et dont je me sers quand mon chat est en RTT.

Photo : Vous croyez qu'il y a des bouillottes humaines dans les toues cabanées qui flottent sur la Loire ? J'en doute. Blague à part, cette photo de Julien Pinot, un ancien employé d'Ackerman, est l'un des clichés exposés au cellier de Saint-Hilaire-Saint-Florent. De ambiances ligériennes subtiles, nimbées de brumes matinales ou crépusculaires.

Les sels, j'aime !

Une soirée andouillettes de Troyes, à trois, n'exclut pas un peu de raffinement. Sur l'un des petits plats Ekobo (en bambou) offerts par mes amies, j'ai disposé de fines tranches de radis noir sur lesquelles j'ai saupoudré des sels rares que m'a marraine m'a envoyés pour Noël. Il y en a dix différents, c'est joli et surprenant : sel bleu saphir de Perse, sel fumé Salish d'Amérique (marron), sel Murray River d'Australie (rose saumon), sel noir de Chypre (couleur charbon), sel Alaea rouge d'Hawaï (le plus surprenant, couleur rouille)… et sel précieux d'Amérique, bigarré.
Et comme le sel, ça donne soif, forcément, on a bu. Au dessert, sur la tarte aux pommes de Patrice, j'ai servi un coteaux-de-saumur Secret des vignes 2005, que j'ai rapporté du cellier Ackerman. Une belle robe dorée, des arômes de fruits secs, de miel et de coing. Un vrai nectar…

Bois ton café, i' va être froid !

Bien qu'il fasse un temps à écouter Radiohead, j'ai mis Mylène Farmer à fond dans la maison. Remarquez, ça n'est pas tellement plus gai, mais c'est léger ! Je ne danse pas, mais ça ne saurait tarder. Déjà, grâce à France Inter, la journée a commencé dans la frivolité assumée. En me lavant les dents, j'ai découvert la chanson d'un clip totalement désuet de feu Rohmer, dont j'ai regardé cette semaine Les Nuits de la pleine lune, avec Luchini et Tchéky Karyo, tout jeunots. Un vrai délice qui, comme tous les films de Rohmer, peut agacer passablement. On y voit Elli Medeiros danser, justement (elle a fait la musique du film avec feu Jacno).
Bon, je vais arrêter de parler de feu. Vous n'allez pas me croire (et vous aurez raison), mais je crois que j'ai trouvé l'homme de ma vie. Il s'appelle Freddy, il est agriculteur dans les Deux-Chèvres et il cherche la femme de sa vie. Ça tombe bien, moi aussi ! Ça part déjà sur de bonnes bases, non ? Il est passé à la télé (ça tombe bien, moi aussi), sur une émission que j'ai découverte fortuitement en réglant le poste, cet après-midi. Ça s'appelle L'amour est dans le pré et c'est une pure merveille. Une belle métis nous fait du Depardon matrimonial et essaie de caser ces pauvres paysans célibataires en mettant en avant leurs atouts et en flattant le col des vaches, qu'elle trouve aussi belles que les vulgaires champs de betteraves sucrières. "C'est boooooooh, la campagne !" Au petit-déj', chez Freddy, c'est patates, oeufs et coup de rouge, avec papa et maman. Invariablement, chaque jour que Dieu fait. Moi qui suis en manque de paternité, je me réjouis d'avance de leur faire découvrir le X Noir au réveil. Arrière-petite fille d'agriculteurs (polyculture-élevage-vigne) en Loire-Atlantique et d'un cocher corrézien, je pense que j'ai toutes mes chances avec Freddy, qui a des airs de petit garçon terriblement sentimental. Trop craquant, Freddy… Pour ceux qui voudraient faire des infidélités aux bulles saumuroises, il y aussi une viticultrice champenoise qui cherche l'âme soeur. Maigrichons s'abstenir.
Sur ce, je vais préparer ma soirée andouillette de Troyes… à trois. Les deux pieds dans le terroir. Et puis je déclarerai ma flamme à Freddy.

Coude à coude

Alors que mon TER file vers Saumur dans une campagne somnolante, saupoudrée de neige, je pense aux Haïtiens, qui ne connaissent ni la neige, ni le repos. Difficile d’être légère et futile, ce matin, après avoir écouté les informations. On se sent démuni et l’envoi d’un don ne suffit pas à apaiser les consciences. Personnellement, je quitterais bien pour quelque temps mon confort bourgeois pour prêter main forte à cette population harcelée par l’infortune. Dénuée de la moindre compétence médicale (pas même un brevet de secourisme), je serais probablement plus encombrante qu’autre chose, mais n’empêche qu’il y a des jours où l’on enverrait bien tout bouler pour se rendre utile, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie.

Bu sur le Web

En rentrant à pied du bureau, les joues fouettées par des flocons cinglants, je me suis dit deux choses :
1 / que je me serais probablement immolée dans ma cheminée si je vivais encore dans ma campagne paumée ;
2 / que je n'étais pas fâchée d'avoir vendu ma Twingo.
Ce constat fait, je me suis réchauffée sur mon chat qui, dans les cas extrêmes, consent à s'improviser chauffage d'appoint.
Ce blizzard ligérien inhabituel m'a fait penser à une Québécoise oenologue à ses heures perdues, qui anime un blog singulier, "Bu sur le Web" où elle goûte des vins et donne son avis en direct, en vidéo, avec cet accent irrésistible et cette franche bonne humeur qui fait le charme des Canadiens francophones. Ce blog fait partie de la sélection du Wine Blog Trophy faite par le Salon des vins de Loire, qui se déroulera du 1er au 3 février, à Angers.
Bon, je dois vous laisser : j'ai rencard avec Bridget Jones et "ses rondeurs qui bloblottent". Mon répondeur est aussi laconique que le sien : "Vous n'avez absolument aucun message. Pas l'ombre d'un. Même pas de votre mère !".

Bel âtre

Sophie n'a pas son pareil pour improviser des tea times qui coupent agréablement un samedi ou un dimanche studieux. Un SMS sort mon mobile de sa torpeur, et moi avec. Deux heures après, on gare les vélos dans la venelle, le long de ma maison, on fait réchauffer la galette au four et on se pelotonne comme un chat devant le feu de cheminée tout juste allumé, en projetant un week-end au ski ou une soirée filles. Au moins, quand on prend un thé, on est sûr de ne pas boire de X Noir. Après les excès des fêtes, il faut savoir faire des pauses… et se contenter d'un saumur blanc !
Devant l'obstination de ce froid sibérien, qui a l'air de se trouver bien là, j'ai refait mon stock de bois dans le sous-sol, juste sous l'escalier. Et j'entretiens la flamme. Je préférerais entretenir ma flemme, mais j'ai plein de boulot, alors… Et le bouleau, ça brûle trop vite. Saleté de bois blanc.

Cocteau, qui s'y connaissait en bellâtres, a écrit : "Si le feu brûlait ma maison, qu'emporterais-je ? J'aimerais emporter le feu..." En contemplant le miracle de mon feu, j'apprends ce soir la mort du chanteur poète Mano Solo, à 46 ans. Décidément, cette rubrique de janvier va devenir une nécro… C'était le fils de Cabu et d'Isabelle Monin, co-fondatrice du magazine écolo, La Gueule ouverte. Sa voix cassée, elle, restera bien vivante. Je découvre en même temps un nouveau chanteur lettré, Arnaud Fleurent-Didier. Un talent rentre au port, un autre prend la mer.

Ephémérides

Je vis seule, mais avec beaucoup d'agendas. Mes agendas et moi, on programme un tas de trucs, sauf des rendez-vous galants ! Il y a d'abord celui de mon ami Dominique Mansion, L'Agenda nature, bien en vue dans mon salon, que j'utilise plutôt pour les festivités, les dîners, les vacances, les concerts (tiens, dans quinze jours, c'est Brigitte Fontaine !)… Il y a mon agenda professionnel, avec sa couverture en cuir italien, déjà trop rempli à mon goût (mais on ne va pas s'en plaindre). Il y a mon Agenda du jardinier bio et son calendrier lunaire, qui est cette année sur le thème de la ville : ça tombe bien, j'ai un jardin de ville à requinquer.
Et puis, un petit nouveau, l'Agenda 2010, une année d'écogestes, déclinaison du livre éponyme. D'ailleurs, faut qu'je vous laisse, mon agenda me souffle qu'il y a crémaillère ce soir. Le début d'une longue série…

Hymne à l'inhalation

Plutôt que de débattre sur l'identité nationale, je préfère faire un hymne à l'inhalation. Je viens de sniffer un bol de girofle, menthe, lavande, sapin, cannelle, romarin et serpolet : un cocktail cher à Marie, qui s'y connaît en potions magiques. Une infusion pour faire couler, et vous avez une petite idée de la soirée torride que je viens de passer. Ben oui, c'est chaud tout ça. Hyper chaud même ! D'ailleurs, ça va se terminer sous la couette.
Blague à part, le reste de la journée n'a heureusement pas été à l'avenant. Après notre fructueuse réunion de travail, Sophie, Faustine et moi avons poursuivi nos discussions dans un établissement que je ne connaissais pas encore, L'Atelier d'Akrame. Etablissement que je vous recommande chaudement pour l'audace et le talent de son jeune chef, Akrame Benallal, 28 ans, qui l'a ouvert en septembre dernier, place de la Résistance, à Tours. Ne cherchez pas la carte, il n'y en a pas. Akrame cuisine des produits saison avec beaucoup d'inventivité, selon son humeur et son marché du jour. Je ne saurai que trop vous conseiller le "Menu des amis", servi pour le déjeuner (20 €, entrée, plat, dessert).
Et que dire de cette savoureuse poitrine de veau confite façon hachis Parmentier, suivie d'un granité de fruits de la passion, avant le point d'orgue final, un incroyable Nespresso solide "façon Akrame", qu'il décrit avec humour : "caramel, demi-sel, what else ?"
Avis aux amateurs, Akrame donne des cours de cuisine le lundi (50 € par personne, déjeuner inclus en son agréable compagnie). Et réfléchit à sa nouvelle carte des vins "éphémère", qui devrait être prête en février. J'ai hâte !

Photos : Akrame, jeune chef prometteur, dans son restaurant innovant. Non, ce n'est pas mon bol d'inhalation, mais le "bouillon qui chante les Landes" concocté par Akrame. Le foie gras poché dans sa feuille d'épinard est saupoudré de bicarbonate de soude au caramel : et ça grésille dans l'assiette !

Doux bail

Alors qu'on inaugurait bêtement la plus haute tour du monde à Dubaï, malgré la quasi faillite de l'émirat, en pleine crise immobilière, j'apprenais aujourd'hui la mort de Lhasa, une chanteuse qui m'était chère. Ses envoûtantes mélopées m'ont bercée depuis une dizaine d'années et sa disparition me touche vraiment. Parce que ses chansons m'émouvaient (elle parlait très bien français), parce qu'on avait le même âge, parce qu'un perfide cancer du sein emporte indifférement les quidams et les plus grandes artistes. Lhasa s'est envolée le premier janvier. Sale journée. Restent ses douces mélopées pour nous consoler. Il a neigé plus de 40 heures à Montréal depuis son départ.

Photo : Il y a pile cinq ans, un coucher de soleil, quelque part, en Thaïlande.

Délit de fabophilie

Ce n'est pas une déviance ; juste le nom qu'on donne à cette marotte qu'est la collection des fèves. Autant vous dire que la fabophilie est de saison. Ce midi, j'avais prévu une galette hollandaise, ces jolies galettes bombées à la frangipane, couvertes de macaron. Ma foi, c'était très bon avec mes entremets au chocolat. Mais contrairement aux heureux habitants d'Issoudun cités ce matin sur France Inter, la reine n'a pas eu droit aux fèves kamasutra ! Eh oui, je l'ignorais, mais on trouve des fèves salaces depuis quelques années dans certaines boulangeries, notamment dans celle de l'inventif M. Cougny, dont le site n'est pas à mettre entre toutes les mains !

Photos : Rien de coquin dans mes plats du jour, mais de la couleur pour mes convives venus de Sologne ! Crème de butternut en entrée, puis géline farcie à la poire tapée avec une purée de vitelotte. Non, je n'ai pas mis de X Noir dans la purée : ce sont des pommes de terre violacées, assorties à ma nappe.

A vilain, vilaine et demie

J'avais un impérieux besoin de rire, cette après-midi, alors je suis allée au cinéma voir Le Vilain, d'Albert Dupontel, un film que mon amie Nathalie m'avait conseillé. J'ai ri, en effet, devant cette farce féroce où Catherine Frot a pris vingt ans, autant que l'absence de son fils qui se rappelle à son bon souvenir parce qu'il est traqué après un braquage de banque. Prenant (un peu tard) conscience d'avoir semé de la mauvaise graine, elle s'évertue à remettre son voyou de rejeton sur la bonne voie. Dans un enchaînement de gags plus ou moins délirants, on croise notamment une irréductible tortue prénommée Pénélope, taguée au Typex, qui n'a de cesse de se venger du martyre qu'elle a subi pendant l'enfance de la canaille. Un bon divertissement où les tortues assomment mais où les torts ne tuent pas…

Photo : Mon amie Nathalie, repartie hier dans sa Bourgogne natale, a laissé dans ma cave un magnum de chablis premier cru Montmain, du meursault, du pommard grand cru (issu de pinot noir), de l'irancy (Palotte) et une fine moutarde au champagne. Rien que ça ! Pour la peine, elle est repartie avec du X Noir, du vouvray demi-sec et un nougat de Tours Vous ne connaissez-pas le nougat de Tours ? Rien à voir avec son cousin de Montélimar. C'est très bon aussi, mais il ne s'agit pas d'une confiserie. C'est un dessert à base de pâte sablée, de fruits confits marinés dans le kirsch, de marmelade d'abricot et de macaronade, qui coule tout seul avec un moelleux ou un pétillant. Un Royal Rouge, par exemple…

2010, l'odyssée…

Comment me défiler ? Je déteste souhaiter la bonne année, surtout quand elle commence mal, comme aujourd'hui. Comment j'avais fait, déjà, l'an passé ? Ah oui, j'avais fait voeu de convivialité. Ça, c'est une valeur sûre. Bon, désolée, je ne suis pas bavarde, ce soir. A défaut d'être inspirée, je vous fais partager la carte de voeux de mes artistes préférés, MHAD, avant même d'avoir leur autorisation. Vous avez encore quinze jours pour participer au concours qu'ils ont lancé, sur leur blog. Allez, tchin ! Bloavez mad ! 新年あけましておめでとうございます ! (shinnen akémachité omédéto gozaïmasse) (^_^)