Par Margaux,
dimanche 29 novembre 2009 à 13:58 : Un peu de bouteille !
J'aurais bien demandé à Alain Souchon - le chanteur - de venir m'aider à boucler mes cartons, après le concert d'hier, au Vinci, à Tours, mais contrairement à Dominique A, il n'est pas venu trinquer ! Son concert n'en était pas moins très bon, avec des éclairages époustouflants. Au début du concert, il projette des extraits de chansons que des fans inteprètent et envoient sur le Web ; c'est plutôt marrant. Et comme toujours, il émaille son show de petits discours délirants et poétiques, à l'image de l'intro de son site, très rigolote. Je vous conseille la rubrique "fabrication de fonds d'écran", dans les bonus, si vous êtes en manque de travail manuel.
Ce n'est pas franchement mon cas. Alors je vais faire une pause dans mes cartons et réviser mon pineau d'Aunis pour faire une intervention au salon Euro Gusto sur les cépages identitaires. Si vous n'avez pas encore eu le temps d'y aller, ça continue demain. Et pour le week-end prochain, notez Divin chocolat dans vos tablettes (facile !). Cette année, cette manifestation organisée dans les caves d'Ackerman a pour thème : Epices et tout ! Parmi les invités de cette quatrième édition (2 €, gratuit pour les moins de 18 ans), Artis’an Passionné, maître chocolatier angevin, classé parmi les 100 meilleures chocolateries de France, ainsi qu'un spécialiste des épices de Châtellerault et le traiteur saumurois Gérard Girardeau. Comme les années précédentes, on fait confiance à Julien pour y découvrir de bons accords vins et chocolat. Les enfants pourront quant à eux mettre leurs sens en éveil grâce à un parcours ludique et sensoriel. Enfin, les œuvres du photographe Laurent Prum viendront sublimer ce rendez-vous gourmand.
Photo : Mes valises en carton pour ce dernier jour en appartement. On the left, on remarquera un chat figé dans ses starting-blocks, impatient de retrouver un jardin (et il n'est pas le seul…).
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Par Margaux,
vendredi 27 novembre 2009 à 12:39 : Esprit Val de Loire
Jamais deux sans trois, je suis retournée voir Dominique A, au Casino de Paris cette fois. Ambiance électrique pour cette date unique dans la capitale (les amateurs qui auraient des regrets peuvent le voir à Nantes, lundi et mardi). Concert chaleureux et irréprochable, comme d’habitude. Un papier dans Le Monde, citant ses propres mots, le déclarait hier « au summum de sa gloire ». Franchement, je ne crois pas. Je pense que ça n’est que le début…
Ce fut le point d’orgue d’une journée très riche intellectuellement. Après avoir fait le plein de beaux projets avec un éditeur au Salon du livre jeunesse de Montreuil, j’ai assisté à un colloque de la Fondation Hulot. Le thème : « Vers une société sobre et désirable ? » Tout un programme, très stimulant, nourri par les réflexions d’universitaires et de chercheurs tantôt captivants, tantôt soporifiques (surtout après un frugal déjeuner dans une brasserie parisienne qui semble avoir confondu le prix d’un plat avec celui d’un menu…).
Chose incroyable, j’ai retrouvé à ce colloque une amie de fac devenue géographe, que je n’avais pas vue depuis 19 ans. Ça fout un sacré coup de vieux, mais en même temps, ce fut comme si on s’était quittées la veille. Fatalement, on a trinqué à la sobriété, avec les bulles offertes par la Caisse des dépôts et des consignations, qui nous accueillait pour cogiter sur l’avenir de la planète.
A l’époque, cette copine passait ses vacances à chercher des œufs de dinosaures du côté de Dignes, je crois. Depuis, elle a fait deux enfants avec un paléontologue, comme quoi ! Moi, je suis ornithologue à mes heures perdues. Pas de poussin en gestation pour autant (pas la saison, faut dire), mais plus que deux jours et je serai dans mon nouveau nid, à balayer les coquilles vides !
Photo : N’oubliez pas ! Euro Gusto (la grande messe de Slow Food) démarre aujourd’hui, à Tours. Entre autres réjouissances, 610 vins à déguster.
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Par Margaux,
mardi 24 novembre 2009 à 12:45 : Un peu de bouteille !
J'ai pour ainsi dire moins peur des grizzlis que du grisbi. Ce matin, ma gestionnaire de La Banque postale m'appelle pour m'annoncer la bonne nouvelle, façon gangster : "J'ai l'argent, en petites coupures". Je n'y croyais plus. Pour moi, c'est déjà Noël. Aboule le fric ! Je vais pouvoir acheter ma maison en totalité, sans être obligée de partager ma cave avec mon banquier (cela dit, il est très gentil et n'a pas l'air alcoolique). Ni une ni deux, j'ai loué un vélo blindé pour aller récupérer le magot.
"C'est tout ?", ai-je déclaré, dépitée, à ma postière compatissante. Des années d'économies concentrées dans ces billets de Monopoly aux couleurs insoupçonnées. Moi qui suis née avec le franc, je n'avais jamais vu de billets de 500. C'est beau. C'est couleur X Noir. "Profitez-en, m'a rétorqué la banquière (celle qui a récupéré l'oseille), ils envisagent de les supprimer." C'est qui "ils" ? Vaste mystère. Qui décide, un matin, en allant acheter son pain : "Tiens, je vais supprimer les billets de 500. Ça va m'occuper." On ne le saura jamais.
Erratum : Au fait, ma gestionnaire bancaire (celle qui aime bien Astérix), m'a dit que ça n'était finalement pas dans Le Domaine des dieux, qu'il était fait référence aux lourdeurs administratives, mais dans Les douze travaux d'Astérix. Dont acte.
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Par Margaux,
lundi 23 novembre 2009 à 15:33 : Du vert !
Je vais lancer une pétition pour supprimer le lundi. Qui m'aime me suive. Ici, il fait tout gris et il bruine. On se croirait sur le port du Yaudet, mais sans le ciré Guy Cotten et sans la vue sublime sur le Léguer, qui me manque cruellement (s'il n'y avait qu'elle).
Les Saumurois, eux, vont être contents. Le 13 heures de France 2 consacre son feuilleton de la semaine au Cadre noir, cette vénérable institution dont X Noir était partenaire, il y a peu, et qui a pour devise : "En avant, calme et droit". Avec le scanner lombaire que j'ai passé ce matin, autant vous dire que la simple vue d'un poney me démet une vertèbre. Pour aller droit, je vais droit. A vrai dire, même sans cheval, je n'ai guère le choix.
Autre événement à signaler : c'est la Semaine européenne de la réduction des déchets. Alors faites un effort : embauchez des lombrics en CDD pour accélérer votre compost, mangez les coquilles d'huîtres, faites du pain perdu avec vos épluchures de pommes de terre. Et giflez les commerçants qui vous refourguent un sac en plastique. Ben quoi ? C'est fini la Journée mondiale de la gentillesse.
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Par Margaux,
dimanche 22 novembre 2009 à 10:41 : Gastronomie
Tout arrive en matière de bivalve. Après les avoir boudées 37 ans, moi, fille de la Loire et de la mer, je mange des huîtres. J'ai goûté ma première avec Pierre, au printemps, et Sophie a achevé de me convertir à ce rituel étrange qui consiste à gober de l'eau de mer transformée en mollusque. Contre toute attente, j'étais donc fin prête hier, pour l'ouverture du Comptoir Saint-Kerber, aux Halles de Tours. Il y avait déjà eu un bar à huîtres, à cet endroit (en face du fromager Rodolphe Meunier), mais Pierre (pas celui qui m'a fait goûté ma première huître, mais un copain de Sophie) l'a complètement relooké et modernisé.
Il y sert les huîtres de l'entreprise familiale, les Parcs de Saint-Kerber, située à Cancale, un lieu que j'adore, d'où l'on voit le Mont-Saint-Michel. Outre les Cancale, j'ai goûté les Tsarskaya n° 3 (nom donné en hommage aux tsars de Russie, grands consommateurs d’huîtres), à la chair blanche. Et j'ai trouvé des similitudes entre la dégustation d'huîtres et celle du vin. Voyez comme ils en parlent : "Une mise en bouche puissante, racée et iodée, puis une mâche qui évoque le meilleur du boeuf argentin, croquante et tendre pour libérer un parfum sucré, proche de l’amande douce. La Tsarskaya prend le temps de se diffuser sur toutes les papilles avant d’ajouter une légère note d’astringence sur la fin, digne de la touche de tanin des plus grands crus."
Bien sûr, Pierre, qui s'y connaît en vin, sert de bonnes bouteilles pour accompagner ces fleurons. Hier, nous avons testé un gros plant et un sauvignon. Avec du beurre de chez Bordier (grand crémier d'Ille-et-Vilaine)… et du pain de chez Hardouin. Il va au moins falloir que je traverse la baie du Mont-Saint-Michel à pied pour écouler toutes ces calories… Je vais creuser un nouveau concept : la thalasso-liposuccion !
Photo : Premier jour du Comptoir Saint-Kerber, aux Halles. On remarquera sur la gauche, juste derrière le verre de blanc, le maire de Tours, Jean Germain !
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Par Margaux,
vendredi 20 novembre 2009 à 11:05 : Bonnes bouilles
Si je n'avais pas eu un reportage imprévu au royaume des andouilettes et le dos en vrac, par dessus le marché, je serais à Lille, aujourd'hui, au World Forum sur l'argent responsable. Tout un programme, me direz-vous. A défaut d'y être, je suis leur webzine au plus près. Et ce matin, j'ai été amusée par l'intervention du collectif Sauvons les riches !, qui a canonisé Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan, en pleine conférence. "C'est bon, ça !", comme dirait mon ami Pierre-O.
“Il faut de l’argent, même pour se passer d’argent”, disait effrontément un gars de chez nous, Honoré de Balzac, qui n'en avait jamais assez. Pour ma part, je tente toujours de récupérer les fonds de mon livret A, coincés dans ce paradis fiscal bien connu qu'est La Poste de Langeais. Ça fait quinze jours que je cours après. "Ma cassette, on m'a volé ma cassette !"
Photo : Un cochon qui a refusé de devenir une tirelire, par Béatrice Myself, une artiste tourangelle qui sévit dans le quartier où je vais bientôt m'installer, et que j'aime beaucoup.
PS : J'apprends à l'instant que La Poste m'a rendu mon argent (en fait, c'est Tony Musulin qui l'avait emprunté). Ma conseillère de Tours, qui ne manque pas d'humour, m'a conseillé de relire, à propos de formulaires kafkaïens, Astérix, Le Domaine des dieux. Ça me donne envie de m'y replonger !
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Par Margaux,
jeudi 19 novembre 2009 à 22:25 : Esprit Val de Loire
Ma main à couper ! Quand j'ai regagné Le Mans, hier soir, avec mes andouillettes et mon rosé des Riceys sous le bras, j'ai dû éviter les bolides surexcités qui ont croisé mon chemin, agitant des drapeaux algériens. Quatre ou cinq cars de CRS étaient garés dans un coin. Tout ça pour un match qui, pourtant, avait bien tourné.
Ce soir, au 20 heures, loin devant le procès d'AZF, pratiquement dix minutes ont été consacrées d'emblée à cette main qui a qualifié la France pour la Coupe du monde de football. Je ne sais pas vous, mais moi ça m'saoule, ces liesses sportives qui virent à la casse en ville, ces polémiques footbalistiques qui tournent à l'affaire d'Etat. Ça fait un petit moment que même les ballons ne tournent plus rond.
A la limite, dans ce genre de discipline, il n'y a guère que la troisième mi-temps qui m'intéresse vraiment. Le sport, c'est censé rassembler, pas diviser, après tout ! Alors, au lieu de tricher, de polémiquer, servons-nous un petit ballon ou lieu de taper dedans… et sans souffler dedans pour autant !
J'avoue que je ne l'ai pas encore goûté, mais c'est l'heure du touraine primeur. Le gamay est à l'honneur : les durées de vinification ont été réduites au maximum (4 jours contre une dizaine normalement) afin d’extraire tous les fruits et arômes pour un vin souple et friand, caractéristique des primeurs. Après cette macération dite « carbonique », il est mis en bouteille et dégusté dès aujourd'hui. Cette année, on annonce des arômes de cerises et de framboises. Il vous reste tout le week-end pour nous le confirmer, en le célébrant à Blois, à Amboise, à Tours, à Montrichard… Et pas de faute d'arbitrage, s'il vous plaît. On ne rigole pas avec le gamay.
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Par Margaux,
mardi 17 novembre 2009 à 22:29 : Escapades
J'ai mangé trois andouillettes de Troyes en trois jours, dont deux de chez Thierry, les meilleures (à Sainte-Savine). J'ai goûté des bulles de l'Aube (comprenez du champagne, et l'un des meilleurs aussi, produit à Montgueux, un terroir microscopique pour le chardonnay, dans un département dominé par le pinot noir).
J'ai rencontré une jeune femme (elle a mon âge !) passionnée et passionnante, qui restaure et crée des vitraux (il n'y en a que huit en France). J'ai interrogé une autre femme tout aussi captivante, à l'Institut français du textile et de l'habillement. Il en existe plusieurs dans l'Hexagone, mais celui de Troyes, capitale historique de la bonneterie, s'est spécialisé dans l'innovation de la maille, comme le tricotage intégral, qui permet de faire des pulls sans couture, ou des matières techniques, qui trouvent des applications dans le domaine sportif (des chaussettes qui boostent les coureurs du Tour de France, par exemple : si, si, Olympia l'a fait avec eux !) ou médical.
C'est assez fascinant, je dois dire, et l'on s'amuse beaucoup dans ces laboratoires, prompts à malmener les fibres. Figurez-vous qu'en fouinant parmi les métiers à tisser high tech, j'ai découvert des petits tricots pour bouteilles. Je sais ce que je vais offrir à Noël à ma bouteille d'X Noir. Un petit fourreau rose assorti à l'étiquette. Après je la plongerai dans un rafraîchisseur (je suis un poil sadique !), et elle va grelotter. Une vraie douche écossaise !
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Par Margaux,
dimanche 15 novembre 2009 à 15:20 : Gastronomie
Je connais deux Christelle qui sont d'excellentes cuisinières : l'une à Tours, l'autre à Paris. L'une fait du marathon, l'autre de l'équitation. L'une fait des macarons, l'autre des madeleines. Et moi, je les mange.
Après l'apéro au X Noir, hier soir, et la succulente pintade façon tajine, arrosée de vacqueyras, les macarons (voir photo) ont fait forte impression sur l'assemblée des gourmands réunis devant un beau feu de bois. Quand on regarde dans le dico, un macaron, c'est tout con : un gâteau de forme arrondie, fait de pâte d’amandes, de blanc d’œuf et de sucre. Tu parles, Charles ! Christelle, elle a mis grosso modo quatre heures pour les faire, en comptant la tarte au citron. Et encore, pour peaufiner sa recette, elle a pris un cours à Tours à table. Pour ma part, j'ai hâte de me remettre aux cannelés, quand j'aurai un four dans ma nouvelle maison. En attendant, je repars à Troyes faire le plein d'andouillettes 5A !
A propos de produits du terroir, notez bien dans vos tablettes l'événement gastronomique international qui se déroulera dans quinze jours, à Tours : Euro Gusto, la biennale du goût et de l'alimentation. Il y aura une oenothèque, des ateliers du goût, un marché des saveurs d'origine françaises ou italiennes (AOC, IGP…), dont les porcs de la Sarthe, les fermiers de Loué, le d'Anjou, le chabichou du Poitou… A noter également, des conférences sur les paysages viticoles (où il sera question de la Charte de Fontevraud) et sur les cépages identitaires (où l'on parlera de notre pineau d'Aunis !).
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Par Margaux,
samedi 14 novembre 2009 à 13:10 : Un peu de bouteille !
Ce matin, sur Eclectik, j'entends que pour une majorité de Français, la voiture reste le prolongement d'eux-mêmes. Je me dis alors que je n'étais déjà pas grand chose (pensez, j'avais une Twingo 5 chevaux), et que j'ai perdu le prolongement de moi-même, cette carrosserie gris métallisé qui incarnait tout un pan de ma personnalité. Je vais devoir investir dans des chaussures à forte valeur ajoutée pour compenser.
Heureusement, en allant à La Poste où je tente de récupérer depuis plusieurs jours l'argent de mon Livret A pour payer une partie de ma maison (le sous-sol ou la mansarde, je ne sais pas trop), mon ego a été rassuré. Je n'ai plus de voiture, mais je demeure pour La Poste une "majeure capable". C'était écrit comme ça sur le formulaire que j'ai rempli pour récupérer mes sous : majeure capable.
Capable de quoi ? On ne sait pas trop. Ni du pire, ni du meilleur ; ça, au moins, j'en suis sûre.
Photo : Votre auto est-elle le prolongement de votre personnalité ? La voiture de M. Harpel, dans Mon Oncle, de Jacques Tati.
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Par Margaux,
vendredi 13 novembre 2009 à 14:30 : Sur vos tablettes
Ce matin, au petit déjeuner, François Morel m'a mise de bonne humeur (s'il en était besoin : je suis rarement de mauvais poil, au réveil ; même mon ex pourrait en témoigner). En causant dans le poste, François Morel donc, m'annonce que c'est la Journée internationale de la gentillesse. Au départ, j'ai cru que c'était une blague liée au vendredi 13. En fait non, ça existe vraiment dans plein de pays, et c'est grâce au Mouvement mondial de la gentillesse, né en l'an 2000, à Singapour. En France, on a mis neuf ans pour être gentils (pas très étonnant), et heureusement que le magazine Psychologies était là pour nous remettre à niveau en matière d'altruisme. Je vous conseille de le potasser, vous verrez, c'est gorgé de truismes. Les bras m'en tombent (et le problème, quand les bras sont tombés, c'est : comment les ramasser ?)
Toujours est-il que moi, je ne m'en plains pas, de la Journée de la gentillesse. A peine rentrée du taï chi, zen comme un moine de Shaolin, j'ai reçu un appel de Jérôme, qui me demande ce que je fais le 11 mars. "Rien de spécial, pour l'instant. Je fête la mort de Claude François, comme chaque année. Si tu veux, je peux inviter de vieilles Clodettes, et on fait un boeuf dans ma nouvelle maison", que je lui réponds. Et lui de me rétorquer : "Il y a un Canadien qui chante en anglais qui vient en concert, à Tours". Roch Voisine ? Gilles Vigneau ? Robert Charlebois ? Et puis soudain, l'éclair : Leonard Cohen ! YES !
Je l'entends tapoter… "J'ai pris trois places", me dit-il. Ah bon ? Sur les trois, il y en a une pour moi. Ça tombe bien, le 11 mars, c'est un jeudi. Je pourrai proposer à Leonard de venir faire du taï chi, le lendemain matin. Puis on ira passer le week-end au monastère du Mount Baldy. Si tout ça, c'est pas gentil, j'me fais moine.
Photo : C'est la Journée internationale de la gentillesse : soyez pas vache ! Appelez Julien de ma part, aux caves d'Ackerman, et suppliez-le : peut-être vous offrira-t-il une bouteille de X Noir ? Il est gentil aussi, Julien, comme Jérôme.
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Par Margaux,
mercredi 11 novembre 2009 à 18:36 : Esprit Val de Loire
A Tours, je vis dans la Martinopole (plus pour longtemps), alors la Saint-Martin, c'est pas rien. Je ne vais pas radoter, il me semble que j'avais déjà fait un billet sur ce sujet l'an passé pour vous en expliquer l'origine. Un dicton la résume : "A la Saint-Martin, une éphémère chaleur revient".
Je suis allée faire un petit tour au marché aux fleurs, en quête d'un bouquet d'anémones pour Sophie, qui m'a invitée à dîner, et j'ai fait chou blanc (c'est la saison, remarquez). Je n'ai pas noté une grosse chaleur à l'extérieur, bien que j'aie enfilé mon nouveau gilet sans manches Komodo, pur laine (pas facile à trouver, la pure laine bien épaisse), à capuche s'il vous plaît. Ce n'est pas de trop pour aller à Saint-Cyr à pied (2,5 km), ce soir…
Après avoir quasiment fait le tour de la ville, j'ai finalement trouvé mon bouquet chez un fleuriste à deux pas de chez moi : Edouard, qui fait attention à l'origine de ses fleurs, pour limiter son empreinte carbone. Une petite boutique ravissante, du reste. Des fleurs "décarbonées" transportées à pied, moi je dis, chapeau Margaux ! Il faut s'autocongratuler de temps en temps. C'est pas mon chat qui va le faire ! Au moins, en rentrant à pied, je peux profiter de l'excellente cave de Sophie. En Anjou, paraît-il, l’ivresse est parfois appelée "mal de la Saint-Martin". La boucle est bouclée.
Photo : La basilic (puisque c'est l'été !) Saint-Martin, dont j'aperçois le dôme, depuis ma fenêtre. Plus pour longtemps…
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Par Margaux,
lundi 09 novembre 2009 à 17:45 : Esprit Val de Loire
Quand on a appris que le mur de Berlin était tombé, j'avais 17 ans. Je m'en souviens très bien. J'étais debout dans la cuisine avec mon père et ma mère. Les volets étaient fermés. On s'apprêtait à dîner, je crois. Je ne me souviens pas qu'on ait fêté ça, bien que mon père ait toujours été prompt à sortir un cabernet d'Anjou, surtout le dimanche, avec sa tarte aux pommes hebdomadaire et légendaire.
Hier, avec vingt ans de retard, on a trinqué à la chute du mur avec Pierre (eh oui, le mur de Pierre !), qui m'a servi deux verres d'un coteaux-du-layon de 1989. Une excellente année, une robe jaune dorée, un nez de fruits confits et de miel. Bref, un nectar.
Je me rends compte que les trois événements qui m'ont le plus marquée en une vingtaine d'année sont tous destructeurs : la chute du mur, donc, et deux explosions. Celle de la navette Challenger (la même année que Tchernobyl, d'ailleurs), dont les fumées épaisses avaient formé une étrange tête de taureau, dans le ciel. Et celle des Twin Towers, survenue lors de mon voyage de noces, à Cuba (à l'aller, j'étais allée visiter le cockpit de notre avion, mais pas au retour…).
Dans mon post d'hier, je disais qu'on pouvait faire commerce de toutes les misères du monde. Eh bien ça se confirme. Deux pans du mur ont été mis aux enchères sur eBay il y a quelques jours. La vente est terminée, mais il en reste un bout, si vous manquez d'idées pour Noël. C'est pour manger tout de suite ?
Photo : Aucun mur pour briser cette perspective sur les vignes de Vouvray, où je me suis baladée hier, avec Faustine. Leur couleur rappelle étrangement celle du coteaux-du-layon que Pierre m'a servi.
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Par Margaux,
dimanche 08 novembre 2009 à 19:28 : Un peu de bouteille !
Vous avez déjà divorcé ? Non ? Dommage, c'était le moment idéal, ce week-end. Je savais qu'on pouvait faire commerce de toutes les misères du monde, mais là, je dois reconnaître que c'est le pompon ! J'ai découvert le Salon du divorce, de la séparation et du veuvage, qui s'est achevé ce soir, à Paris. Il fallait y penser. Tous les corps de métiers concernés à votre portée :
- détective privé, notaire, huissier (ça sent le divorce cordial)
- psy, coach (ça, d'accord, même si certains n'apportent pas grand chose, en dehors de vous dire de sauter au plus vite sur le ou la première venue, pour oublier le ou la dernière venue : une "relation tremplin", qu'ils appellent ça)
- chirurgien esthétique, relookeur, cure d'amaigrissement (indispensable pour pouvoir sauter sur le ou la première venue, alors que vous tournez au chocolat depuis la rupture)
- déménageur, agent immobilier, courtier (le trio nécessaire pour se refaire un nid quand on ne veut pas retourner chez sa mère)
- agent matrimonial, site de rencontres (pour les cas désespérés)
Tiens, ça fait treize corps de métiers qui portent bonheur pour oublier un corps étranger et se jeter à corps perdu en quête d'un nouveau corps à corps. Et le caviste ? On a oublié le caviste, pour reconstituer une bonne cave, avec des vins de Loire qui ont du corps.
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Par Margaux,
samedi 07 novembre 2009 à 13:50 : Un peu de bouteille !
Bleu, blanc, rouge, pour moi, c'est l'exceptionnelle trilogie de Kieslowski. C'est le bleu de la mer, le blanc qui accompagne les fruits de mer, le rouge qu'on boira avec le pot-au-feu, ou, éventuellement, celui d'un coquelicot.
Moi, je suis ligérienne, bretonne, normande, québécoise, parisienne, mancelle, tourangelle, nantaise, angevine, praguoise, cantalienne, asiatique et new-yorkaise.
J'aime les crêpes, le rougail, la choucroute, les algues, les makis, les tempura, le bo bun, les pizze, la pasta, l'aligot, les rillettes, les curries, les knedliky et le beurre blanc.
Je suis libre, mais je me sens cubaine. Voici ma maigre contribution au débat sur l'identité nationale. C'est quoi, déjà ?
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Par Margaux,
vendredi 06 novembre 2009 à 23:53 : Sur vos tablettes
Qu'est-ce que je peux être distraite, parfois ! Il y a quelques heures, j'étais sur le boulevard Haussmann, et je n'ai même pas pensé à regarder les vitrines animées des grands magasins. Moi qui aime tant voir s'agiter les peluches et autres marionnettes qui hibernent tout le reste de l'année… Je n'ai pas oublié de déjeuner dans mon japonais fétiche, ça non. Quand il s'agit de manger, même pas besoin de le noter sur le calendrier.
Des Japonais, d'ailleurs, il y en avait plein mon TGV. Quand ils ont fini par comprendre où s'installer (j'ai dû faire l'interprète en causant manga, car ils bloquaient toute l'allée avec des valises géantes), l'un d'eux s'est mis à manger des espèces de vermicelles épais et rebelles qu'il n'arrivait pas à sectionner, sous le regard dégoûté d'une fillette bien française. " C'est pas bon, hein ?", lui a-t-elle affirmé à plusieurs reprises, sans y goûter. Et lui de répéter dans son franco-japonais : C-PA-BON… en gloussant. Bref, plutôt marrant. C'est vrai que les Japonais sont étranges.
Y aura-t-il du vermicelle japonais dans le prochain "Spectacle gourmand" de l'association "Saumur, la Loire et l'Histoire" ? Rien n'est moins sûr. Mais que ça ne vous empêche pas de réserver des places. Comme l'an passé, ces dîners animés par des comédiens se dérouleront dans les caves d'Ackerman. Cette nouvelle édition évoquera cette période joyeuse et décalée des Années folles.
Les 13, 14, 20, 21, 27, 28 novembre et les 4, 5, 11, 12 décembre, à 19h 45 précises ! 35 €/personne. Tél. : 02 41 38 18 87.
Photo : J'ai vu des papiers cadeaux se balader dans le métro. Ça commence à sentir les fêtes. Dans les cartons d'Ackerman, les bouteilles de crémant de Loire font des p'tits. Il vous suffit de vous rendre dans certains hypermarchés (dont le nom évoque le collègue du notaire, pour les amateurs de rébus) pour les débusquer… Quatre bouteilles pour le prix de trois ! Si seulement mes bouteilles pouvaient aussi se démultiplier dans mes cartons de déménagement !
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Par Margaux,
mercredi 04 novembre 2009 à 10:35 : Bonnes toiles
Hier soir, j'ai vu Les Herbes folles en avant-première, le dernier film d'Alain Resnais. J'avoue qu'il m'a un peu déconcertée, mais n'est-ce pas le propre de l'oeuvre de ce cinéaste facétieux, à l'âge canonique. Ado, j'ai été marquée à vie par Nuit et brouillard, projeté dans le CDI de mon collège sarthois. Plus tard, j'ai adoré le diptyque Smoking, No smoking, le burlesque et la singularité d'On connaît la chanson…
Dans Les Herbes folles, la fantaisie reste présente, mais je ne trouve pas ce film si léger qu'on le dit. Ça part d'un truc tout bête : un type (André Dussolier, parfait et toujours séduisant) trouve un portefeuille dans un parking et fantasme sur sa propriétaire (Sabine Azéma, dentiste de caractère et pilote de petits coucous à ses heures perdues). Je ne vais rien déflorer de plus, car ça n'est pas un film banal. Je n'avais pas lu le roman de Christian Gailly, L'Incident (éditions de Minuit), dont il s'inspire, mais je vais courir l'acheter. La voix off du délicieux Edouard Baer est d'ailleurs non seulement drôle, mais très littéraire. D'un vol… on arrive à un vol. Mais que de loopings entre ces deux événements ! Burlesques ou surréalistes, l'efficacité des scènes doit aussi beaucoup au talent des comédiens, en particulier Amalric, qui campe un flic flegmatique.
Ce film donne à réfléchir sur les rencontres improbables, liées à des événements a priori insignifiants. Ça m'est arrivé, parfois, et c'est plus que troublant. On a à la fois l'impression d'être une marionnette, et l'impression d'en tenir les fils. Il parle aussi de tout ce qu'on a dans la tête, et de ce que ça donnerait (ou pas) si l'on décidait de passer à l'acte : suivre quelqu'un dans la rue, répondre à un texto qui ne vous est pas destiné, essayer d'appeler le numéro de portable que Benjamin Biolay donne dans son dernier album… Mais force est de constater que la vie n'a bien souvent que peu à voir avec le cinéma et les romans. La dernière fois que j'ai fait du gringue à quelqu'un, à cause (ou grâce ?) à un coup de X Noir de trop, je me suis pris un sacré râteau ! Heureusement qu'il y a les livres, le cinéma… et les herbes folles pour se consoler. Et les bulles, pour se sentir plus léger.
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Par Margaux,
lundi 02 novembre 2009 à 21:55 : Un peu de bouteille !
Ça fait un bail que je ne vous ai pas fait partager une histoire de train. J’en ai une bien bonne à vous raconter. Ce matin, avec Pierre-O, on décide de prendre le Corail pour aller à notre réunion, à Orléans. De toute façon, je n’ai plus de voiture. Lui en a une, mais bon, on est écolos ou on l’est pas. D'une nature anxieuse, on prévoit large : arrivée à 12 h 20 pour un comité de pilotage 14 heures, « ça le fait ». Comme ça, on déjeune sur place, tranquilles.
Déjà, le train est resté bloqué trois-quarts d’heure entre Tours et Amboise à cause d’un défaut de signalisation. Après, comme prévu, il s’est arrêté dans toutes les gares. On arrive aux Aubrais, l’équivalent de Saint-Pierre-des-Corps pour les Orléanais. Le Corail repart. Pierre-O : « Il prend beaucoup de vitesse, pour un train qui va s’arrêter à Orléans, non ? » Et moi d’acquiescer, avant d’aviser la contrôleuse. Laquelle contrôleuse, écrasée sous sa casquette, nous avoue benoîtement qu’il y a eu un petit changement informatique sur les billets et qu’on est pas les seuls à en pâtir. Comprenez : « Vous filez droit sur Paris, les amis ».
Autrement dit, on avait attrapé le pompon, et on était bons pour un tour de manège gratuit.
Mais comme nous sommes chanceux, tenez-vous bien, nous avons gagné quinze minutes sur les trois-quarts d’heure de retard, donc nous sommes arrivés en avance à Austerlitz (l'estomac dans les talons) pour sauter dans un Corail qui, lui, partait dans l'autre sens, en retard, en raison d’un incident aux Aubrais (rien à voir avec notre incident à nous, bien sûr ; il en faut pour tout le monde). Vous avez suivi ou sauté du train en marche?
J'en termine : nous arrivons à Orléans avec seulement trois heures de retard. La prochaine fois, j’y vais à cheval avec un casque à pointe, en hommage à la Pucelle. Quant à Pierre-O, je lui ai conseillé le Segway (le gyropode, c'est son p'tit nom). Pour être certaine que, sur les deux, il y en ait au moins un qui arrive à bon port. Remonter la Loire à contre-courant ? Malheureusement, c’est trop crevant.
Photo : La gare de Perpignan, considérée comme le centre du monde par Salvador Dali, qui en a fait un tableau surréaliste. A la gare d'Orléans, ce matin, c'est la situation qui était surréaliste. A vous d'imaginer le tableau !
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Par Margaux,
dimanche 01 novembre 2009 à 13:30 : Du vert !
Hier, j'ai fait ma dernière virée en Twingo sur la Route du Chabichou, dans le département des Deux-Chèvres, en quittant le Festival de Ménigoute, où j'ai revu plein de copains : l'auteur Marc Giraud, l'équipe de ''La Salamandre'', une revue naturaliste que je vous recommande, l'éditeur Jacques Hesse, venu du Loir-et-Cher, l'auteur Philippe Huet, qui a des chambres d'hôtes dans le sud Vendée et propose des stages d'oenologie, de photo animalière…
En rentrant à Tours, j'ai donc vendu ma voiture à Julie avant de filer à ma "soirée potiron" chez Brynnie et Hervé. Imaginez, un repas uniquement à base citrouille (pour écouler le stock cultivé par Hervé) : cake lardons potiron, velouté au potiron, pain au potiron, gratiné au potiron et au vin rouge du Pays d'Oc (Mina, femme de caviste, tient à cette précision), risotto aux fruits de mer… et au potiron, flan coco au potiron, pumpkin pie, tarte aux pommes et pancakes au potiron ! Si le X Noir avait été orange, sûr qu'on lui aurait fait une petite place. Tout cela était fort bon, foi de potiron, et mon carosse s'est transformé en citrouille. Halloween, ça fout la trouille !
Photos : "Trick or treat !" (« Des bonbons ou un mauvais sort ! »). Soirée Halloween avec la petite communauté anglo-saxonne de Tours. Vue d'avion, la "jelly" aux bonbons mous de Brynnie.
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