Plus ou moins trente
Par Margaux, lundi 29 juin 2009 à 23:47 : Bonnes toiles
Ce soir, comme j'étais anesthésiée par la chaleur, je suis allée me rafraîchir au cinéma. Le titre du film était tout désigné : Romaine par moins 30 °C. Une histoire cocasse et décalée avec Sandrine Kiberlain, parfaite pour une soirée caniculaire. Ça se passe au Québec en plein hiver, et les congères ont fait baisser la température de la salle, à tel point qu'à la fin j'avais presque la chair de géline ! En ressortant, évidemment, il faisait toujours jour et toujours chaud. De moins trente à plus trente : une amplitude thermique digne du désert mojave. Je vais réitérer demain soir en allant voir Fais-moi plaisir, dans le même genre burlesque. Au cas où ça vous aurait échappé, c'est la Fête du cinéma jusqu'à vendredi inclus.
En attendant que mes haricots verts cuisent, j'ai louché sur La Carte aux trésors. Non pas que j'aime particulièrement cette émission, mais il se trouve que c'était sur la Loire-Atlantique. Guérande, La Brière, Clisson…, j'y ai reconnu plein de lieux familiers. Le vignoble nantais a aussi eu sa part du gâteau, avec une belle promo pour le cépage du muscadet, le melon de Bourgogne. Grâce à l'émission, deux nouveaux plants ont rejoint les coteaux d'Ancenis.


C'est la Loire qui a dicté sa loi ce week-end. J'ai pour ainsi dire passé les trois-quarts de mon temps sur ses rives. Rive gauche, hier matin, pour mon petit café à la guinguette, entre copains. Ce matin, pour mon jogging, aller-retour rive droite jusqu'au bourg de Saint-Cyr, et cette après-midi, dans le très beau parc de Rochecorbon, à l'ombre. Après un pique-nique gargantuesque arrosé de gamay, de
J'ai passé une partie de l'après-midi avec Dominique Mansion, un ami naturaliste et illustrateur du Loir-et-Cher, de passage à Tours. Il est connu notamment pour les "trognes" qu'il avait présentées au
Mon empire pour une douche ! Dommage, il n’y en a pas dans le TGV. Quand j’ai traversé le Canada en train, il y avait une douche par voiture. Se doucher en roulant a quelque chose de fascinant. J’ai découvert la chaleur accablante qui a régné aujourd’hui sur Paris, après des heures passées dans l’ombre du ministère de l’Ecologie, à me former sur le management durable des centres-villes. Des problématiques passionnantes et transversales, qui associent des élus, des commerçants, des associations… Du coup, j’ai déjeuné au septième étage de l’
Je viens de passer 24 heures dans La Manche. Court, mais dépaysant. Mon travail consistait à tester pour un bimestriel une randonnée accessible en transports en commun dans les
Malgré une autre soirée arrosée au vouvray et au chinon, j'ai repris l'entraînement de vélo, hier matin (on attend toujours Michel-Emmanuel, d'ailleurs… Ouh ouh, Michel-Emmanuel, réveille-toi, on est lundi soir !). Direction
Hier soir, j'ai papoté un peu avec Orsenna, puis j'ai fait la java. C'était super sympa et, comme toujours en Touraine, dans un cadre fabuleux : celui du
L'expression n'est pas de moi. Elle est de
Je suis contente de moi. Mon premier entraînement pour la Loire à vélo est plutôt encourageant : 28 km en 1 h 30 le long du Cher, à une moyenne de 18 km/ h selon mon coach (et 14 km/h en montant la Tranchée, une côte redoutable à Tours Nord, pour ceux qui ne connaissent pas). Mon coach n'a pas manqué de me faire remarquer que je m'étais moquée de lui sur la Wii Fit. Il est donc allé prendre des nouvelles de mon Mii, qui dort profondément lui aussi. La Wii ignore que nous pédalons de concert le dimanche matin. Le sport virtuel a ses limites.
A peine debout ce matin, j'ai filé à la guinguette boire un café avec Claude et sa clique. Le soleil tapait déjà fort et comme il n'y a personne à cette heure-là, on entendait le "ressac" apaisant de la Loire et les cris des sternes qui pêchaient.On a parlé des événements nationaux qui secouent le microcosme tourangeau, comprenez l'affaire Courjault, dont l'arrivée, vers 8 h 30, et le départ, vers 19 h, rythment le quotidien du centre-ville depuis quelques jours, à grands renforts de sirènes. Pour une fois qu'on a la presse nationale à Tours, ce serait dommage que la police ne se la joue pas Starsky.
Ce midi, au bureau, avec Pierre-O, on a goûté pour la deuxième fois une bière de Touraine, la Loirette, qu'on se procure chez un excellent petit traiteur de Blanqui, assez branché bio. On grignotait au bureau, rien à voir avec un apéro, qui, pour reprendre une expression de Paul Morand, est "la prière du soir du Français". D'ailleurs, on a parlé boulot. Mais dans l'hypothèse où on aurait pris l'apéro au bureau, ce qui s'est déjà produit lors de l'inauguration de nos locaux (avec du
Ça pourrait être le dicton du moment. On est en plein 

Je n’avais jamais vu Nantes aussi bondée. Les rues noires de monde, de part et d’autre de la Loire. Même les trams ne circulaient plus dans le centre. La ville entière était mobilisée pour la prestation toujours très attendue de sa compagnie fétiche :
Hier, c’était la Journée mondiale de la Terre. Heureusement que Yann Arthus-Bertrand est là pour nous rappeler combien la planète est belle et combien il serait dommage de continuer à la massacrer. Merci Yann, on avait oublié. Vous avez remarqué, il y a des journées de tout en ce moment. Je n’arrive plus à suivre. Journée de la Terre, fête des Mères, fête des Pères, journée de la Mer dans quelques jours… Le tout, c’est de ne pas tout mélanger. De ne pas offrir une bourriche d’huîtres le jour de la fête des Mères et un bouquet de roses à une huître pour la journée de la Mer. Ça ferait désordre. La fête des Mères, c’est demain. Vous pouvez aussi lui offrir un souvenir, à votre maman. En l’emmenant dans un jardin, par exemple. Les mamans aiment bien les beaux jardins, en principe. Demain, c’est en effet la 7e édition des
Je m'attarde rarement sur les débats politiques, qui au mieux m'ennuient, au pire m'exaspèrent. Ce soir, en dînant devant le débat sur les européennes, j'ai ri, ce qui est plus rare. Entre les noms d'oiseaux lancés par Cohn-Bendit à Bayrou (lequel vouvoie le premier, qui le tutoie et lui dit "mon pote" !), Mélenchon qui invectivait Arlette Chabot, transformée en instit' de plateau télé, laquelle lui reprochait de "l'engueuler", franchement, j'ai ri. C'était entre le catch verbal et la cour d'école. Même en classe, je ne me souviens pas avoir vécu un tel brouhaha. Pauvre Arlette. Malgré son air aussi revêche que malaimable, j'avais presque envie de lui donner un doudou, à Arlette. Et que j'te lance un Martine par-ci, un menteur par-là… Je me demande comment tout Français normalement constitué peut accorder un peu de crédit à ce troupeau indiscipliné. Passons, je ne suis pas analyste politique. Chacun son truc ! Mais j'ai bien aimé l'expression du flegmatique professeur Bayrou : "les pouces dans les bretelles". C'est imagé. Et j'aime bien, moi, avoir les pouces dans les bretelles, bien que je n'en porte plus depuis l'âge de 17 ans (ce fut à la mode, à cette époque, pour les jeunes lecteurs qui me donneraient 90 ans).
Pierre ? Pierre ! Réveille-toi ! Tu ronfles… C'est pas moi qui le dis, c'est la
C'est le 1er juin et me voilà de retour dans mes murs tourangeaux. Ça fait du bien d'échapper au tumulte francilien, même si hier, il y avait bien du monde dans les rues du Vieux Tours et une sacrée teuf dans l'appartement d'en face ! On sent que les étudiants se lâchent et que les bulles coulent à flot après les examens ! Dans le cadre du festival 


